18.07.17

20/20

Jeudi midi, fin du boulot, c'est le week-end de Pâques et me voilà en route pour 3 ou 4 nuits de pêche. C’est une première pour moi sur cet étang, un cadre super, plusieurs îles, quelques reculées, le choix du poste est difficile. Arrivé sur place, je fais le tour et observe une bonne heure. L'activité se passe sur la pointe de la plus grande île. Un coup de marker bien précis pour connaître mon spot et c’est parti. Je décide de placer 2 cannes sur une tache de gravier à 5 mètres  de la bordure de l'île et la 3ème en bas de cassure d’un haut fond sur la gauche. Un kilo de bouillettes nappées d’huile de chènevis préparées la veille. Pour activer le blanc, la base de mon amorçage sera quelques spombs de graine « power particle spomb » sur chaque canne. La première nuit se passe et pas une touche. Je replace mes cannes et change mon approche en collant mes montages à l’île. La première touche ne se fait pas attendre. Ma bouillette coiffée d’un toppers cell jaune démarre. Un combat lourd et lent commence. Le poisson est énorme et arrive à l’épuisette. Je n’y crois pas, le peson affiche 20.5kg. Pour une première, cet étang me gâte. Canne replacée et photo faite, la 2ème canne démarre, je prends contact. Le poisson rush droit devant, je n'ose pas l’arrêter de peur de décrocher ; c’est lourd et puissant. Et d'un coup plus rien… bloqué entre les pierres du haut fond. Après plusieurs tentatives infructueuses pour sauver le coup, malheureusement je casse… c’est le jeu. Mais les poissons sont là, et pas les plus petits ! 

À ma surprise vingt quatre heures passent, et plus une touche. Ce n’est pas faute d’avoir réalisé un amorçage assez conséquent pour garder le spot actif. Après une énième remise en question, je change 2-3 détails. C'est un étang à très forte pression de pêche, les poissons en voient de toutes les couleurs et connaissent les approches fines actuelles. Je décide de ne plus envoyer mes montages avec des sticks, juste ma bouillette et ces fameux toppers avec un amorçage bille pure, pour éviter les petites tâches bien connues à côté de l'hameçon. Pour m'assurer d’un montage pêchant, j’utilise la n-trap semi stiff que je dénude 3 cm avant mon wide gape X. Je place un plomb à la fin de la partie gainée qui aura pour but de faire tourner l’hameçon et pré-piquer la lèvre inférieure.

Mélange hautement attractif !

Souvent inutilisés, les Toppers sont une arme de premier choix.

Tout est en place. Une heure après, mon hanger black tombe au sol et ne bouge plus, le combat est lourd mais très lent et facile. Arrivé au bord, un amour blanc énorme de 19-20kg finit sur mon tapis, la matinée commence bien ! Une fois ma canne replacée, je fais le tour de l’étang pour prendre des nouvelles des pêcheurs voisins quand ma centrale s’affole.

C’est une nouvelle commune, le peson affiche une nouvelle fois 20 kilos… je n’y crois toujours pas et j’ai peur de me réveiller… les départs s’enchaînent maintenant. S'en suit une miroir qui m’a offert un combat que je n'oublierai sûrement jamais. Une masse énorme finit dans le triangle, je suis genoux à terre et je vis un rêve ! Je glisse le filet dans un sling pour le mettre sur mon tapis, le peson frôle les 21 kg… je ne peux pas cacher ma joie à ce moment ! C’est incroyable. La séance photo à peine terminée, alors que ma canne n’est même pas encore replacée et mon épuisette non remboîtée, mon autre canne démarre… J'ai la tête dans les nuages quand je commence le combat : une nouvelle fois c'est du lourd. Mais je panique, je suis seul et sans épuisette opérationnelle. Je hurle pour qu’on vienne m’aider, mais, envahi par le stress, je me déconcentre du combat, je décroche. Malgré tout, ces dernières heures étaient folles. A présent j’en ris de cette décroche un peu insolite. Je décide de finir la journée et de rentrer retrouver ma famille pour les fêtes de Pâques. Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais vécu une telle pêche, c’était incroyable et j'en garderai un très bon souvenir, jusqu’à la prochaine… 

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