18.11.13

24 heures chrono - par Romuald BAYON

Nous sommes à l'automne, une saison propice dans notre quête d'attraper du poisson régulièrement, et chaque opportunités de tendre les lignes ne doit en aucun cas passer à travers les mailles du filet. Installé devant mon PC à écrire et faire partager de futurs catch reports sur des coups de pêche réalisés auparavant, je me laisse rêveur à regarder par la fenêtre. L'envie est trop forte de toucher à nouveau du poisson et faire plier les cannes. Étant en repos le lendemain, j'ai un peu de temps devant moi et puis l'inspiration n'en sera que meilleure au bord de l'eau. C'est décidé, un petit SMS à ma femme pour lui faire part de ma cavalcade et de mon envie d'aller prendre l'air.

Il est 14h ; le temps m'est compté, top chrono :
14h30 : C'est parti pour une heure de voiture sur une destination que je connais par avance pour y avoir piétiné les berges un bon nombre de fois auparavant. Point important lorsque l'on aborde une pêche comme celle-ci, où il ne faut pas perdre une minute. Sur la route, mes yeux fixent les longs traits blancs présents sur la route mais mon esprit est ailleurs, déjà en train de penser à la stratégie qu'il va falloir que j'adopte pour espérer ne pas passer à côté de ma pêche.

15h30 : Arrivé sur les lieux, je ne vois personne sur le poste où je souhaite m'installer pour ce 24h et c'est plutôt une bonne chose pour moi. Mon plan d'attaque commence bien et pour une fois ce sont mes cannes et mes montages que je souhaite installer avant le parapluie tente sur la bordure. Mais voilà, un hic intervient à ce moment. Mes montages sont loin d'être parfaits après toutes ces dernières sessions et je ne peux en aucun cas déposer mes montages sur le fond dans cet état. Ni une ni deux, je fouille dans mes affaires pour résoudre ce problème sans perdre de temps. La solution est là, au fond du sac avec un paquet de 3 Leadcore Leaders KABLE , un paquet de Kwik Links et enfin trois bas de lignes préparés et soignés à l'avance par KORDA. Quoi de mieux quand on est dans une situation comme la mienne où les minutes sont comptées. Imaginez, en un simple nœud Palomar et un Kwik Link mon montage est prêt. Il ne me reste plus qu'à enfiler sur le cheveu mon appât de 20 mm avec les stops de différentes tailles fournis dans le paquet.

17h30: Début de ma première séquence d'amorçage avec le cobra Eazi stick. Le geste est précis, répétitif me permettant de déposer sur une large zone ma quantité souhaitée pour cette première étape. Les montages posés auparavant avec un soluble de trois bouillettes au centre de l'amorçage et à sa périphérie ne demandent qu'à être saisis.

19h30 : La préparation de mon repas du soir étant bien entamée, je décide de me poser sur ma chaise pour fignoler la cuisson en restant près du réchaud. Dos aux cannes, un bip m'oblige à tourner la tête, sans suit une succession de bips qui du coup m'incite à saisir la canne. Sur l'instant, j'ai l'idée d'éteindre le réchaud me permettant d'assurer un combat en toute sérénité. Le premier poisson, une commune, rejoint les mailles du filet sans encombre avec une séance photo avant la tombée de la nuit. Les jours commencent à raccourcir et sont bien caractéristique de cette saison.

20h30: Un rappel après ce premier run et une trentaine de bouillette viennent joncher le fond en espérant que tout proche nage encore quelques belles carpes. La nuit est tombée, mes montages à nouveau lancés sur le spot et minutieusement préparés. Je prends enfin le temps de finir de manger vite fait bien fait pour ensuite m'installer dans mon duvet.

2h45 : Ma centrale s'illumine dans le biwy, je sors du duvet pour rejoindre la canne et ainsi prendre contact. Les coups de tête répétitifs sont annonciateurs d'un poisson de petit gabarit mais bien vif. Pour le coup c'est une commune similaire à la première qui passera le reste de la nuit au calme dans le sac de conservation en toute sécurité.

8h : Un bon thé chaud à la main, je scrute au petit matin une quelconque activité avant de relancer pour les dernières heures. Le lever de soleil est bien distinct et j'en profite pour faire chauffer l'appareil photo avant de prendre les clichés du poisson en sac.

11h: Les photos étant faites, le temps est au séchage des affaires, qui débute bien évidement par le parapluie et le tapis de réception. Il fait frais ce matin mais le doux soleil permet de commencer à plier, tranquillement. En revanche, le tapis de réception n'aura pas le temps de sécher car un nouveau départ intervient, une miroir cette fois-ci. Le fait d'avoir relancé et réactivé le coup au petit matin aura été bénéfique, avec la prise d'un nouveau poisson.

13h: Il est temps pour moi d'appuyer sur le bouton start/up de mon véhicule et ainsi rejoindre mon domicile avec encore une fois un bon moment passé au bord de l'eau où les poissons se seront montrés présent durant ce 24h chrono.

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