29.12.16

24h en lac inconnu

Nous voici début aout. Mon ami Eric et moi-même revenons de quelques jours au bord d’une rivière. Sur le chemin du retour, nous apercevons un grand lac que ni lui ni moi ne connaissons. L’envie d’un petit repérage en vue d’une prochaine pêche est trop forte. Nous suivons une jolie route boisée qui nous mène au bord d’une eau bordée de forêt. Le lieu est magnifique et très rapidement nous découvrons de nombreux carpistes étrangers en train de passer du bon temps en ce lieu féerique. L’envie est trop grande et il ne faut pas longtemps avant de nous décider de poser nos lignes au bord de ce géant. L’objectif est clair ! Tout pour un poisson. Car sans aucune information et expérience sur cette eau, le chalenge est grand. Mais bon le temps est au beau et l’envie de finir notre session dans un esprit vacance nous va très bien. Ayant très peu de temps devant nous, il est déjà 12h, nous décidons de poser nos lignes près d’une baignade en espérant que l’activité occasionnée par les gens se rafraîchissant, suscite la curiosité des carpes. Les choses se font vite et simplement avec mon ami et le sondage peut commencer. Finalement le fond s’avère peu intéressant. C’est une pente douce qui descend régulièrement. A environ 150 m, nous trouvons quelques souches et un petit plateau entre 3,80 et 4,10 m. Nous choisissons de placer 2 repères et de faire un tapis de graines ainsi que de la farine pour créer une activité intense de blancs.

Combat matinal. Le pied total !

Même les silures ont l'air d'apprécier.

L’idée est d’attirer le tout venant des alentours et pourquoi pas une carpe. Niveau montage, mon collègue utilise une tête de ligne en snag leader et moi du fluoro en 50lb. Un clip plomb avec un distance casting swivel textured 3 oz. En terminaison, sur une canne, un iq D rig esché d’une tiger et d’une petite pop-up essentiel ib. Pour l’autre, de la tresse kamo en 20 lb et un kurve shank xx taille 6, avec un snowman coiffé d’une petite pop-up fruittella coupée gooée au goût almond. Après avoir agrémenté notre spot de quelques billes au parfum pineapple, l’attente et le bronzage sont ce qu’il nous reste de mieux à faire. Mon binôme va nous chercher un petit rafraichissement et en le voyant revenir je comprends qu’il a quelque chose à m’apprendre. La commerçante lui a indiqué que nous sommes dans un secteur où la pêche de nuit est interdite. Qu’à cela ne tienne, nous remontrons les lignes pendant les heures de nuit et seront prêts à faire feu à 5h du matin. Le soir arrive et le calme s’installe. C’est alors qu’Eric court prendre sa canne en main. Le cintre qu’elle produit annonce du lourd. Je m’empresse de mettre le zod à l’eau mais le fish se tanque dans une souche recouverte de zébrées et malheureusement la casse est inévitable. La tête de ligne est littéralement effilochée ! La canne est vite replacée. Les heures passent et la nuit tombe. Nous poussons jusqu’à la limite et au moment de remonter les lignes, c’est à mon tour d’entendre chanter l’un de mes delkim. Un silure bien gras sera finalement la raison de ce départ. Bref, si les glanes sont sur le coup nous ne regrettons pas de remonter nos lignes. La nuit passe vite en été et les lignes sont reposées aux aurores. La fraîcheur et la brume nous saisissent et l’appel du duvet se fait ressentir. Vers 7h un petit bip discret puis un son continu me sort du chaud. J’ai la chance de ne pas me faire tanquer et le combat se passe sans encombre. Une jolie commune type torpille finit au fond du filet. Nous sommes ravis de ce petit poisson et après un bon café nous plions et partons avec la sensation du devoir accompli ! Next…

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