07.05.16

6 heures

Le titre l'annonce "pêche rapide ", peu de temps, il faut analyser, se souvenir des conditions météo des derniers jours, prendre en compte celle du jour qui sont souvent la clé du succès en cette fin mars.
Les niveaux sont hauts, les branches bien immergées. Le soleil rayonne à l'approche du printemps mais il y a un « mais », ce coquin de vent qui vient jouer une fois de plus les troubles fêtes.
Décision prise, on part pour environ 2 kms de marche au milieu des petits marécages, parfois il faut savoir bouger pour gagner ces zones délaissées à tort.

Je pose mon carry all… et là, une belle miroir toute noire apparaît à une centaine de mètres. Elle est à l abri du vent comme je l’avais pensé… va t-elle s'alimenter ?, c est tout autre chose !!
Je porte mon approche sur des appâts allégés, une esche avec couleur naturelle et les deux autres avec des couleurs plus flashy.
Les montages sont garnis de sticks chargés en petites particules imbibées à souhait de liquide sucré afin d'apporter une attraction instantanée autour de l appât.

Va t-on voir une écaille ? Le vent s'est bien levé et la belle miroir envolée…ou bien à t-elle flairée mes bons appâts ?
Elles sont logées dans un endroit bien précis et dès que le vent tombe, j ai le droit à un petit clin d'oeil.
Le souci c'est que l'endroit en question est inaccessible, rempli d'obstacles et bien vaseux. Il faut trouver la ruse pour avoir la chance de sentir le blank se déformer à nouveau...
Les dispositions sont prises, attendre sans brusquer les choses sont aussi des maîtres mots dans ces débuts de saisons...

Butt grabber pour une bonne fixation des cannes.

Un allié de taille !

Le temps s'écoule, rien ! aucune activité !Cette impression d'être à côté de la pêche peut nous prendre bien la tête.
Je décide après quelques heures de pêche à tenter cette zone vaseuse.
Je dépose un montage dans très peu d'eau, à mon grand étonnement. Mais c'est pourtant là, qu'elle se manifeste.
Le fond est mou donc pas d'esche dense, ça sera une pop up présentée avec discrétion avec l'IQ2.
La flottante est un appât de printemps par excellence lors de session difficile, souvent délaissée et utilisée plutôt pour équilibrer un ensemble. Le tout est en place.

Il n aura pas fallu attendre bien longtemps, premier bip enregistré, le scion se plie dans la foulée,une poussée lente et puissante.
Au contact direct dans les obstacles, il fallait s'y attendre, un corps à corps s'engage.
Je maintiens la tension, il ne faut pas qu'elle gagne du terrain. Je lutte, c est compliqué.
Je monte dans le bateaux le plus rapidement possible.

Un combat acharné, arrivé au bord des branches, rien ne bouge...poisson ou pas ?
Je prends en main mon corps de ligne, il faut faire toujours attention que le scion ne soit pas emmêlé car si le poisson se dégage, on risque la casse sur un gros démarrage.

Je tire sur la ligne, elle glisse sur les branches, j'essaie de dégager celles que je peux atteindre, voilà les manches bien trempées, on s'aperçoit du pourquoi de la difficulté de la pêche en ce moment , l'eau est glacée !!! Oui elle est encore là !!
On redouble d'attention. Je vois monter sous le buisson immergé une belle bouche orange, il va falloir être adroit dans le démêlage du « sublime » dans ces petites branches pour éviter la décroche.

Le corps à corps est lancé, c'est terrible de pouvoir toucher la carpe et de ne pas pouvoir l'extraire. ...frustrant.
A force d'effort, elle se dégage enfin mais elle n’attend pas une seconde pour y retourner, la df cintrée fait le job, une action parfaite. Le poisson se dégage lentement des obstacles et finit par rejoindre le triangle magique.
Le premier corps à corps de la saison, en sortir vainqueur est toujours une pure sensation...j'adore !

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