27.02.15

After Work en rivière

Il y a quelque chose que j’apprécie tout particulièrement a la belle saison, c’est en sortant du travail, me poser une poignée d’heures au bords de l’eau. Après une rude journée, c’est le meilleur moyen de décompresser. En Mai dernier j’ai passé plusieurs soirées par semaine à prospecter une belle rivière coulant non loin de mon domicile. A la débauche, en début de mois, je partais sur mon vélo en repérage afin de trouver une zone à pré-amorcer. Au bout de deux ou trois soirs j’optais pour l’amont d’une grande frayère où je savais que tôt ou tard je trouverais des poissons s’y dirigeant. Comme souvent en rivière j’ai une préférence pour les graines, cependant, depuis deux ans, j’y ajoute toujours quelques Spicy Crab Mainline qui m’ont valu de très grosses pêches en eaux courantes. Je ne sais pas pourquoi, mais les épices et le crabe ont toujours eu ma préférences en Fleuves et rivières.

Bref, une fois ma zone choisie, je décide de l’amorcer pendant trois jours avant de tenter ma chance. Le courant est assez soutenu et je décide d’amorcer très large pour être sur de garder des appâts sur ma zone. J’étale chaque soir environ 1 kilos de bouillettes et 3 kilos d’un mélange de Maîs et de noix tigrées mais reste également une bonne demie heure sur le spot chaque soir. Dés le second soir je devine le marsouinage de deux belles miroirs sur ma zone. Sur cette rivière, les poissons ne se montrent jamais et ce signe de la nature est un véritable don !! Le troisième jour d’amorçage c’est un festival ! Les poissons se retournent les uns après les autres sur ma zone et je comprends qu’ils arrivent en masse pour frayer. Le lendemain, tout excité j’arrive a « gratter » une heure au boulot pour être au bord de l’eau un peu plus tôt. J’ai posé deux cannes aux alentours de 18heures et a 19h (heure d’amorçage) le festival commence. 19h30 j’enregistre une violente touche. Le combat est âpre mais j’épuise une belle petite commune. Je suis obligé de brider assez fort au démarrage pour décoller le poisson car la zone est très très encombrée sur le fond. Il y a beaucoup de carpes en activité et je ne relance pas la canne pour ne pas les effrayer. Il ne me reste plus qu’une canne sur les deux a l’eau et à 20h30 elle démarre très lentement. Le poisson est plus lent, et de suite je comprends que c’est une miroir. Elle remonte le courant mais je ne lui laisse pas de répit. Des rushs lourds et violents mettent à mal ma 10 pieds. Un dernier sursaut et elle glisse dans l’épuisette !! yeaaa ! C’est un poisson d’une bonne quinzaine de kilos, chose extrêmement rare sur cette rivière.
C’est un hold-up parfait.

Deux heures de pêche, deux poissons au sec, je peux rentrer chez moi, j’ai décompressé !!

Archives newsARCHIVES NEWS

ARCHIVE