02.12.14

au mètre près...

par Antoine Marchant.

Lors de mon précédent catch report: « Des efforts récompensés » je vous faisais part d'une ballade en bateau où j'ai repéré des carpes dans des baies. Une semaine plus tard je décide de m'y rendre !

En milieu de matinée, le bateau est gonflé et chargé. En cinquième vitesse que je remonte la rivière et me voici dans un petit passage étroit qui me sépare de l'étang. Le courant y est fort et c'est en m'accrochant le long d'un muret que je parviens à accéder à l'étang. Je m'arrête un instant pour mettre mes lunettes polarisantes et remonte l'étang en direction des baies. Arrivé dans la première, je ne vois aucune carpe, seulement deux brèmes. Je me rends dans la deuxième et toujours rien. En cette mi-septembre le temps est au beau fixe mais un fort vent du Nord- Est souffle depuis quelques jours, expliquant sans doute l'absence des carpes. Je cherche les carpes un peu plus loin et j'en vois enfin deux en extrême bordure. J'accoste sur un îlot, le matériel est déchargé et mes deux cannes sont déjà montées, corps de ligne en tresse , tête de ligne en XT Snag leader, suivit d'un bon mètre de leadcore Kable, un clip plomb Hybrid pour libérer le plomb en cas d'accrocs et un bas de ligne en N-Trap soft 30 lbs avec un hameçon Kontinental ou Wide Gape X taille 6.

Je pose une première canne en bateau à l'entrée d'une baie pour tenter d'intercepter un poisson entrant ou sortant de la baie et ma deuxième canne sera placée sur la bordure à deux mètre du bord. Une poignée de bouillettes peach&cream et une autre de Frolic sur les deux cannes en guise d'amorçage ,
Il est déjà une heure de l'après- midi quand je me pose et quelques minutes plus tard, j'aperçois quelques gros chevesnes, suivis d'une carpe puis deux, elles passent sous la berge où je me trouve. Je suis discret et les poissons ne fuient pas .

Deux heures passent et toujours pas de départ. Les poissons passent sans s'arrêter. Le temps m'étant compté, je décide de relever une canne et de monter dans le bateau, lunettes polarisantes sur le nez je cherche les poissons. Je me rends vers un ancien pont, sur ma droite et là je trouve non pas une carpe mais une trentaine, qui font des allers et retours entre le courant et plusieurs arbres immergés qui forment un contre courant. Une belle cache pour les carpes. Je dépose mon montage derrière un deuxième groupe d'arbres immergés, sur une tache de vase, ma petite équilibrée peach&cream blanche fait un fort contraste sur ce fond vaseux. Je mets un back lead pour plaquer les derniers mètres, pour plus de discrétion et je retourne pick up ouvert, poser ma canne sur le Delkim Le frein est serré, l'épuisette placée dans le bateau, et je reste assis près de ma canne. Il ne m'a pas fallu attendre 5 minutes pour avoir le premier départ. Je ferre rapidement pour détourner le poisson des obstacles, le blank plie sous les coups de tête du poisson mais je parviens à faire tourner le poisson après quelques minutes. C'est finalement une petite commune qui finit dans les mailles de l'épuisette et c'est sourire aux lèvres que j'emmène la carpe sur le tapis de réception Le poisson est relâché après quelques photos et la canne replacée. Et je m'aperçois que l'amorçage n'a pas été touché. La canne est replacée sans réamorcer. Alors que j'arrive sur la berge ma deuxième canne émet des bips, il s'agit d'un gros chevesne mais au moment où je le décroche, l'autre canne démarre. Malheureusement je suis arrivé trop tard et le poisson a eu le temps de se mettre dans un obstacle et de se décrocher. Je replace le montage, quinze minutes plus tard, de nouveau un départ qui sera suivit d'un deuxième. Au final, suite à ce changement de spot j'aurais obtenu quatre départs pour trois poissons en l'espace de deux heures avec une canne, la preuve sans doute que parfois la pêche se joue au mètre près !

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