10.10.13

aux portes de l'automne

Par Antoine Marchant

En cette mi-septembre, les conditions météo ont changé. Les fortes chaleurs ont laissé place à une dépression accompagnée de fortes pluies.
Je décide de retourner sur une gravière en Bourgogne pour trois nuits. A mon arrivée, aux alentours de midi, le temps est menaçant. Je préfère commencer par installer mon biwi. Je remarque une dizaine de foulques qui plongent régulièrement entre deux îles.
Après avoir gonflé le bateau, je décide d'observer ça de plus près. A cet endroit, le fond est constitué de cailloux, de quelques herbiers et il remonte pour former un plateau. Je dépose deux cannes et amorce deux kilos de bouillettes en 15 et 20 mm, dont la moitié a été coupé en deux rapidement avec le Kutter, et deux autres kilos de pellets que je disperse largement. Mes montages sont constitués de leadcore Kable gravel, d'un cip plomb Safe Zone avec un Square Pear de 140 grammes terminé par un bas de ligne en N-trap Soft gravel en 30lbs et un hameçon Kontinental taille six ou huit monté en blow-back rig, et esché d'un petit bonhomme de neige ,

Quand à ma dernière canne, elle sera eschée d'une tiger nut équilibrée grâce à un morceau de liège. Je dépose cette canne sur ma bordure de droite, près d'arbres immergés et j'amorce à l'aide de pellets et tiger nuts. Il est déjà 16 heures quand je finis de m'installer. Le reste de la journée sera calme, hormis les foulques qui plongent sans cesse sur le plateau pour se saisir de mon amorçage !

C'est en début de soirée que j'enregistrerai mon premier départ sur ma canne en bordure. Le poisson se tanke dans les branches. Il s'agit d'une petite commune qui se décroche devant l'épuisette. Je replace la canne et réamorce.

Dans la nuit, de nombreux sauts se font entendre. Près de l'île, la pluie tombe en continu depuis quelques heures. Après avoir pris une brème sur le plateau, je décide de poser une canne là où j'ai entendu les sauts. J'amorce une poignée de bouillettes et de tigers concassées. C'est plutôt une bonne idée, puisque deux heures plus tard, je prendrai le plus gros poisson de la session et au petit matin j'enregistrerai une nouvelle touche sur ma bordure de droite.

La journée suivante sera d'un calme plat côté pêche. Côté météo le vent ne cesse pas de tourner au Nord et au Sud et de fortes averses s'abattent tout au long de la journée, m'obligeant à rester dans le biwi. Je profite d'une petite accalmie en début de soirée, et je repose les montages pour la nuit. Le ciel se dégagera dans la nuit mais je ne dormirai pas beaucoup malheureusement. Ce ne sera pas à cause des départs mais à cause du froid, car j'ai oublié mon duvet Big Snooze chez moi! Au lever du jour il fait six petits degrés et rien n' a bougé.

En début d'après midi, le vent commence à souffler fort et je décide de partir en observation pour essayer de trouver des spots plus productifs. Je trouve un spot intéressant auprès d'une ile que je n'ai pas encore exploitée. Je dépose une première canne au pied d'une cassure puis, une deuxième sous des buissons immergés, sous trois mètres d'eau. Une heure après avoir déposé la deuxième canne, celle- ci démarre. Après un combat en bateau, se sera une petite commune qui finira à l'épuisette! Deux heures après avoir retendu la canne, celle-ci déroulera à nouveau. Entre temps, le vent s'intensifiant, les déposes deviennent compliquées. J'enregistrerai six touches sur une canne jusqu'à deux heures du matin. Ensuite, je décide de ne pas reposer de montage. Au vu des conditions météo, cela deviendrait risqué de prendre le bateau.
Au petit matin, le déluge est terminé et après avoir photographié les poissons de la nuit, je décide de remballer rapidement, avant les fortes averses annoncées. A mon départ, de nombreuses branches sont cassées dans les chemins et je me dis que j'ai pris une sage décision de ne pas redéposer les montages malgré les nombreuses touches.

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