20.04.14

Certitudes en place, certitudes en toc...

Certitudes en place, certitudes en toc…

Voici une courte histoire qui se déroule en lac de pierre, pas la meilleure de ma micro bio de pêcheur, pas la pire non plus puisqu’elle commence par un copieux et délicieux déjeuner, où aligot rima avec côte de veau. La longue digestion s’accompagne d’une reconnaissance de la totalité du lac avec notre hôte, sur son bass-boat. A côté de son Side Imaging, mon écho a tout du timbre poste. Même si taille ne fait pas tout, la technologie structure scan est vraiment impressionnante. Le dire est une chose, le voir en est une autre ! Nous naviguons en plein milieu du lac, pendant que le sondeur balaye une cinquantaine de mètres à droite, autant à gauche. Aucun mouvement de terrain ne peut nous échapper, les murets, les arbres, les carpes ! Les muettes répondent à l’écho, ces gros points blancs et leur ombre portée sautent aux yeux de notre côté du miroir, comme l’acné… sur les fronts pré pubères. Si la localisation des carpes ne m’a jamais semblé aussi simple en théorie, les attraper sera une autre histoire.

Seuls sur le lac, les yeux dans l’eau, nous n’aurons que l’embarras du choix des postes. Nous en pré amorçons un et en attaquons un autre qui offre bien plus de possibilités que nous n’avons de cannes. Au premier matin nous relevons nos montages complètement dépouillés de leurs esches. Qu’elles soient dans la première couche d’eau ou dans 15 mètres, denses ou flottantes, les bouillettes ne résistent pas longtemps aux pinces des écrevisses. N’ayant rien de plus durable sous la main qu’une dizaine de maïs en plastique, j’en dispose deux sur chaque cheveu, sans grande conviction à vrai dire. Je sais pertinemment que sur un stick de pellets ça prend des carpes en plan d’eau, mais là, en lac, ces deux grains de maïs in the middle of nowhere, comment dire ? Le doute m’habite, le temps de le dire. En effet je revenais tout juste de déposer mon second montage qu’une commune piaffait d’impatience piquée au premier. La solution miracle ne durera pourtant que le temps d’une touche et au bout de 48 heures sans un bip, nous nous replierons sur le poste pré amorcé, plein d’espoir. La zone y est un plus profonde et les écrevisses, nous le saurons par la suite, moins actives, sauf en bordure. Or c’est uniquement en bordure que nous arriverons à provoquer quelques touches, cinq en 48 heures, en protégeant du mieux que nous pouvions nos flottantes avec de la gaine thermo.

Concrètement, une fois n’est pas coutume, les carpes n’ont eu que faire de notre amorçage et pourtant, elles étaient là. Peut-être aurait-il fallu en mettre plus. Peut être n’aurait-il pas fallu bouger… Peut-être. C’est aussi cette incertitude qui fera, le plus longtemps j’espère, la magie de la pêche. Ce qui est sûr c’est que la prochaine fois j’aurai de plus grosses esches en plastoc, juste au cas où.

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