12.02.14

Chokka Bead

par Robert Gaessler

Depuis leur sortie, Les vidéos Underwater ont été, en ce qui me concerne une réelle source d’inspiration et d’enseignements. En effet, même si elles ont un tant soit peu levé le mystère de la pêche à la carpe, il est indéniable qu’elles nous ont aussi permis d’affiner nos techniques et par la même, permis de prendre davantage de poissons. Si le contexte du tournage est toujours un peu « aseptisé», il y a toujours des enseignements à tirer de ces visionnages. En ce qui me concerne, c’est indéniable que depuis, je pêche différemment. Entre « slack line », plomb texturés, fluorocarbone, petits hameçons, la liste des améliorations est longue. Pour ce récit de session, Je vais vous livrer une technique tout droit sortie des observations de ces vidéos.
Dans Underwater 8, on observe des poissons en maraude au dessus de l’amorçage et des montages. Puis un poisson plonge et aspire l’appât pour, soit se piquer ou malheureusement le recracher. Je pense que c’est exactement ce qui se passe dans les eaux assez profondes (comprenez de 5 à 10 m), là où les poissons sont partout, sauf en permanence sur le fond, thermocline oblige. J’ai souvent enregistré des petits bips sans suite que j’interprète maintenant par ce comportement. J’avais déjà essayé d’adapter mes présentations en utilisant des bas de ligne plus longs, jusqu’à 50 cm, mais cette approche était loin d’être satisfaisante. Après réflexion, j’ai opté pour un plomb coulissant avec un arrêt. Une « chokka bead ». Je pense que les poissons se décident à passer à table sur un appât attractif (boosté au Goo et flashy, par exemple…) et remontent aussi vite que possible, ne serait-ce que de quelques dizaines de cm. Avec un bas de ligne classique de 15 cm à 20 cm (notre bas de ligne « passe partout ») et un plomb fixe, la marge de manœuvre du poisson est faible, ce qui peut être un atout. Toutefois le poisson peut aussi recracher l’appât sans se piquer ou se servir de l’inertie du plomb pour se déjouer du piège. Avec un plomb coulissant, la carpe ne recrache pas l’appât aussi vite que prévu, vue la faible résistance, et lorsque le plomb touche le « chokka bead », il est bien trop tard.
Cette technique m’a apporté beaucoup de poissons cette année dans les gravières alsaciennes. Je précise toutefois qu’elle n’est pas infaillible et qu’on ne concrétisera malheureusement ou heureusement jamais toutes les aspirations en poissons sur le tapis.
Pour finir, ce montage simple ne doit pas être monté n’importe comment pour des raisons de sécurité. La perle qui sert de stop doit pouvoir coulisser le long du leadcore en cas de casse ou d’accroc. Sur mon montage elle est juste bloquée par les inserts en tungstènne le long du Kamo leader.

Salutations halieutiques.

Archives newsARCHIVES NEWS

ARCHIVE