06.11.16

Crash Test

Dans la vie, il y a des besoins vitaux. Dans la pêche, il y a un besoin essentiel, primaire, qui permet d’assouvir pleinement mes pulsions de traque : les obstacles.
Mon gout prononcé pour les pêches fortes, qu’il s’agisse d’eau courante ou close, est guidé par la nécessité de trouver les zones de tenue. Les tenues constituent une préférence qui m’a toujours réussie. Généralement encombrés, il devient alors impératif d’utiliser des matériaux adéquats pour extirper les poissons des pièges omniprésents.

Guidé par mes sens, j’ai récemment été amené à tendre ma toile au sein d’un véritable nid de guêpes. Truffé d’embuche, le spot se caractérise de la manière suivante : deux péniches qui m’éclaires de leurs proues, un enchevêtrement nauséabond de cordes et de câbles tantôt tendu, tantôt détendu qui « clôture » le spot ; une péniche gigantesque amarrée à de solide pilonnes sur ma droite et pour finir une passerelle métallique coulée sur tout le long de la bordure. Le trou d’eau me faisant face me laissant une marge de manœuvre infinitésimale, je décide d’adaptée ma technique à un environnement des plus hostile mais où je sais d’expérience qu’il me sera possible de ramener convenablement le poisson. Ces postes demandent en effet un solide apprentissage en matière de gestion des contraintes (placement des cannes, attitude à adopter pour contrer efficacement le poisson etc.). Afin de fournir une vision de la vérité, de ma vérité, je vous propose de vous initier dans ma démarche.

Dans une telle configuration, il m’a paru essentiel de garnir mes moulinets de 100m de XT Snag Leader 60ct. D’une excellente résistance à l’abrasion et bien que non adepte des têtes de lignes, il m’a été nécessaire d’adjoindre 10 mètres supplémentaires d’un leader d’une extrême résistance à l’abrasion : l’Armakord en 50lbs. Cette première composition nous amène ensuite à la terminaison, pour laquelle j’accorde ma confiance à un bas de ligne rigide et constitué du même matériau que mon corps de ligne avec l’adjonction d’un cheveu souple. Nous savons que la confiance joue un rôle prépondérant dans la psychologie du pécheur. L’emploi d’un bas de ligne rigide rencontre ma préférence dans la mesure ou mes jets se trouve à de faibles distances, écrasés par la rencontre d’obstacles. En propulsant son plomb à 20cm d’une péniche, en tresse, je ne suis jamais certain que la présentation soit optimale. Les emmêlements dans ces situations étant monnaie courante. Aussi, J’affectionne davantage l’agressivité d’un bas de ligne rigide et tenant mieux en place en cas d’indésirables.

Le choix des matériaux est déterminant pour extirper ces monstres des obstacles.

Un petit exercice de « Shadow-fishing » s’impose pour ne pas commettre d’erreurs.

La nature des fonds, propre, n’est pas préoccupante. En revanche, la zone étant « pechable » étant une trouée d’eau entourée d’obstacles flottants, il me parait plus adapter de ne pas perdre le plomb. Cela aurait pour conséquence de faciliter la montée en surface, fournit d’obstacles, de la carpe.

Adepte des pêches courtes, j’arrive à la tombée de la nuit sur ce véritable champ de mines. L’activité des blancs est omniprésente et comme souvent laisse place aux bancs de cyprins. Pas moins de 4 touches s’enchaines, des communes modestes, dont la puissance n’est plus à contester. Cette première partie de la nuit m’a très largement confortée dans la technique mise en œuvre puisque qu’aucune casse malencontreuse ne fit gronder ma voix. L’issue positive d’un combat extraordinaire au cœur des obstacles, contre un poisson d’une extrême puissance, finit par me convaincre quant à l’efficacité des matériaux employés.

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