22.05.12

Double déluge en Bourgogne

Par Jimmy Pluchart

Nous avons la chance de vivre de grands moments dans la pêche, je parle des bons comme des mauvais. Là, en l’occurrence, je vais vous racontez comment associer le mauvais temps et la bonne humeur. Une aventure Bourguignonne avec un déluge de pluie, mais aussi de carpes.

Nous sommes fin Avril, comme à mon habitude je suis devant mon ordinateur, quand mon portable sonne, c’est Bruno !!!
« Dis mon pote ça te dirais de te faire une petite session de 4 ou 5 jours ? », je lui réponds du tac au tac : « C’est quand tu veux..». Nous bloquons ça pour le mardi de la semaine suivante.

Mardi matin je suis au taquet, le matos est opérationnel, je prends la route en direction de chez Bruno afin de « covoiturer ».
Arrivé sur place Bruno m’attend. Nous chargeons la « Benz » et nous voilà partis pour quelques heures de route. Les paysages changent au fur et à mesure que nous avalons les kilomètres, le temps n’est pas stable, plutôt grisonnant, ça varie de l’éclaircie aux rafales de vent et aux précipitations subites et violentes, ça craint…

Nous arrivons à bon port en début d’après midi. Le décor est splendide, un magnifique plan d’eau tout en longueur, arboré de sapins et où les bordures sont ni plus ni moins que des prairies. Nous allons peut-être voir « Laura Ingalls » qui sait ! Après un petit débriefing, Il est temps pour nous de nous installer, car ici, ça commence à virer sérieusement au déluge. Nous choisissons nos postes. Pour Bruno, ça sera le côté gauche de l’étang, il pêchera dans la longueur, sur la bordure et un arbre immergé situé sur sa droite a longue distance. Pour moi, la partie droite, une petite baie balayée par le vent fort qui souffle depuis notre arrivée. Des arbres en surplomb m’inspirent directement. Ma méthode est la suivante, des montages simples : D-rig sur Fluoro IQ et Wide gape X size 8, accompagné d’une esche équilibrée, d’un petit stick, et d’un amorçage large le long de la bordure d’en face.

Tout est en place. Je rejoins Bruno pour une pose café et faire le point sur la suite des évènements. Les choses sont claires, le temps ne va pas en s’arrangeant et nous nous posons la question du « comment gérer la chose ». La météo annonce encore une dégradation à venir !!! Un peu plus tôt, Bruno a eu un départ sur l’une de ses cannes et moi j’enchainais dans la soirée avec quelques beaux poissons que je mis au sac pour l’occasion. Conclusion, les poissons étaient déchainés, mais le temps était catastrophique. Pluie, vent très violent, boue, montée des eaux très inquiétantes etc. Nous décidons quand même de rester. Nous sommes le deuxième jour, mon réveil se fera sur un départ. La nuit fût agitée, des rafales ont battu toute la nuit, mais l’arrivée de cette petite miroir me remontera le moral pour la journée, qui s’annonce des plus catastrophique car le pluie et le vent se renforcent encore !

Je reste confiant sur ma pêche, car depuis mon arrivée j’enchaine les poissons et Mr Médou, avec le vent de face, ne peux même pas tendre une ligne, son petit pneumatique lui sert de planche de Body-Board. L’après midi venu, une micro accalmie nous fais sortir du biwy, c’est le moment pour nous d’aller photographier les carpes que j’ai faite cette nuit. Deux belles petites miroir dont la plus imposante tourne autour de 15 kg. La séance à peine terminée, l’un de mes détecteurs me rappelle à l’ordre. Je prends la canne, ferre, c’est une petite nerveuse. Quelques secondes se passent et l’autre canne commence à s’arracher, truc de fou !!! Bruno qui m’avais suivi dans l’élan, saisi la canne et nous voilà tous les deux, un à gauche et l’autre à droite avec un bon fou rire, sous la flotte qui reprend de plus belle. Malgré le temps nous avons le moral au beau fixe, une repose des cannes s’en suit et retour au QG. Après un débriefing assez bref et un café bien chaud, nous décidons de partir le lendemain matin. La nuit tombe, nous sommes gorgés d’eau et de boue, cela devient limite dangereux. Malgré un duvet bien chaud et une pluie battante, je suis obligé de sortir pendant la nuit car les carpes, elles, n’ont pas l’air de baisser leur niveau d'activité !

Le lendemain matin, rebelote, réveille en fanfare !!! Je sors en catastrophe et là ploufff !!! J’ai de l’eau jusqu’aux chevilles, mon biwy est inondé, dehors c’est un raz de marée. J’aperçois à travers le rideau d’eau qui déferle du ciel, mon pauvre ami, sur une île, l’eau était passé par-dessus la berge et avait rejoint le ruisseau derrière son biwy, ça craint de plus en plus. Nous nous rejoignons dans une petite cabane non loin de notre campement, pour se réchauffer et surtout boire un café, trop c’est trop, nous remballons le matos dans la matinée, sous une pluie battante et trempés jusqu’aux os.

Mon choix de départ pour cette petite baie balayée des vents fût judicieux et m’aura au final bien réussi. L’utilisation de montages simples et efficaces m’aura assuré une dizaine de carpes, dont un doublé partagé avec mon ami Bruno. Ça sera un des plus mémorables moments de cette session.

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