04.07.14

EN QUETE DE LIBERTE

par Romuald Bayon

Actuellement, je mène une quête qui me mènera je ne sais où mais qui me procure déjà beaucoup de liberté. Ma première session trois semaines auparavant sur ce même terrain de jeux aura fini par payer et me donnera l'envie de continuer sur un autre spot. Sur une large rivière sauvage formée de grands espaces au fond plutôt vaseux, avec des abords plus caillouteux et donc plus riche en nourriture naturelle. Celui-ci est aussi préservé que le premier. Sur l'eau, on remarque immédiatement des bancs de nénuphars et des bois morts le long de la rive, bref tout pour offrir aux carpes des refuges. Les berges n'étant pas accessible à pied je pêche depuis une petite langue de terre qui me donnera juste de quoi poser mon petit siège Trakker et d'y installer mes cannes dans l'eau. Le coup que j'entretiens se trouve à 150 m devant moi et c'est donc de mon embarcation que j'effectue mes déposes. Lors de mon repérage des indices tels que des sauts, des marsouinages m'ont confirmés la présence de carpes. Cependant pour retenir des poissons sauvages qui parcourent plusieurs kilomètres par jour et à qui le milieu procure tout ce dont ils ont besoin, n'est pas chose facile. Je mise sur de bonnes quantités de graines pour inciter les carpes à rester dans les parages. Ce qui est excitant dans ces eaux, c'est que l'on ne sait jamais à quoi s'attendre même si je sais que les communes sont présentes en majorités, mais qui c'est !!!! Du bord, je pêche à trois cannes dont deux en 10' "pieds" disposées chacune sur un spot différent. En effet, j'ai pu remarquer qu'après une touche et tout le "broua" que cela peut causer sur des poissons puissants et méfiants tout de même, il était difficile de retoucher dans l'immédiat. Alors pour optimiser ma pêche les cannes sont positionnées sur trois spots différents. Je pêche avec un montage blowback composé d'un appât de 20 mm surmontée d'une flottante flashy de 14 mm qui sera bien visible sur le lit de vase. En rivière mieux vaut être monté costaud pour éviter de casser, c'est pour cela que mes moulinets sont garnis du Subline Tapered qui à la qualité de commencer avec un nylon de 30 mm pour finir par un gros diamètre (50 mm) et ainsi éviter de perdre tout poisson. D'autant qu'autour de moi branches et nénuphars sont présents en abondances. Dans mon approche je laisse toujours une distance de sécurité entre mon montage et l'obstacle pour me laisser plus de chance de faire un sans faute et garantir au poisson un combat sans accroc. Les lignes sont à l'eau et ma première sortie ne donnera rien en termes de touche. Avant de partir, je continue d'entretenir le coup et il en sera de même à chaque sortie. Même si je sais que la mobilité paye souvent, dans ce cas de figure et avec très peu d'endroits pour me poser, il me faut, impérativement, faire venir le poisson. Par chance, c'est au bout de ma deuxième sortie, après un combat difficile durant lequel je ne laisse quasiment pas de répits à la carpe que je finis par glisser dans l'épuisette une commune de couleur sombre tout en longueur. Avant d'enchaîner la séance photo, je repars tendre ma ligne et laisse le poisson au repos dans le Sanctuary Retention Sling.

Dans la journée, d'autres communes me livreront à leurs tours de superbes combats qui feront plier mes petites cannes à leurs maximums. Dans ce genre de configuration, le moindre bip m'oblige à sauter dans le bateau et partir canne à la main à l'aplomb pour prendre contact. A chaque touche, mon montage fonctionne à merveille avec la perte du plomb qui me permet de ne pas affoler la carpe après la piqure d'hameçon et de faire un combat en toute sécurité. Quel plaisir d'avoir autant de réussite, si vite, face à cette immensité qui me comblera de bonheur et me rendra possible ma quête de liberté.

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