06.01.15

ETE INDIEN

par Antoine Marchant.

Après avoir travaillé durant tout l'été, une semaine de vacances se profile en cette fin Septembre. Pendant deux jours, je prépare tout et me voilà parti pour une gravière d''environ 25 hectares, sur laquelle je me suis déjà rendu mais jamais pour pêcher. Arrivé sur place, la plupart des postes sont occupés. Je discute avec quelques pêcheurs et les nouvelles sont peut rassurantes: peu de poissons se font capturer. Le temps chaud et ensoleillé de ces dernières semaines a amené une profusion de nourriture naturelle associé à une forte pression de pêche et la météo ne nous annonce rien de mieux pour la semaine à venir: temps sec et ensoleillé avec des températures entre 20 et 25 degrés .

Le ton est donné: ca va être compliqué. Mon pneumatique est gonflé, mon gilet de sauvetage enfilé et je pars echosonder mon poste. La cassure est nette à une quinzaine de mettres du bord puis le fond est plat avec des profondeurs entre 4 et 5 mètres. Le substrat est majoritairement argileux et je trouve une première tache de gravier à 70 mètres et une tache de sable à 80 mètres sur ma droite. Mes montages sont constitués de gaine dark matter gravel, un clip plomb associé aux nouveaux plomb cog et un bas de ligne IQ drig monté avec un krank et esché avec une salty squid équilibré. Mes deux lignes sont lancées et j'amorce légèrement mais largement avec quelques tigers et des salty squid en 20 et 16 mm dont la moitié sont coupés en deux à l'aide du kutter pour tromper les carpes méfiantes et avoir une meilleure diffusion.

Quand à ma dernière canne, je la place en waders, en bordure sous un arbre sur une petite tache de gravier avec un montage court en hybrid stif et esché avec une tiger blanche et une autre rose gooé à l'amond et équilibrée.

Le reste de l'après-midi est consacré à l'installation et au rangement. Les jours racourcissent en cette période et il n'y a aucune activité avant la tombé de la nuit, assis à coté des cannes je tente d'entendre des sauts mais c'est le calme plat .

Au matin de la première nuit, les stows n'ont pas bougé. Vers 10h, je décide de relever les lignes et d'aller faire la connaissance d'un membre de chez Korda Belgique installé sur un autre plan d'eau .

Je retourne sur la gravière et je change mes esches, je relance les cannes vers 17h et réamorce très légèrement vu la faible activité. La soirée est calme mais durant la nuit j'entend quelques sauts sur ma droite, puis plus rien, au reveil quelques bips se font entendre sur ma canne de bordure je n'y fais pas attention mais 20 minutes plus tard lorsque je sors du tempest j'aperçois le scion courbé. Je décide de ferrer et le poisson est tanqué. Je parviens facilement à le détanquer et le combat s'engage , une belle commune finira au tapis! Yes, pas capot! Le reste de la matinée est calme et il me reste deux nuits. On me dit qu'un poste est libre et pas pêché depuis deux semaines. Je vais tenter ma chance à cet endroit que je ne connais pas. Je range rapidement en vrac mes affaires, tout le matériel est mis dans le bateau et après deux voyages m'y voilà. Le bateau est remis à l'eau, l'écho sondeur branché et c'est reparti pour un sondage. Le poste est nettement différent: un gros plateau se trouve à 40 mètres du bord passant de 5 mètres à 1m50 et face à moi une grande île. Un premier montage est placé au pied du plateau, un deuxième dessus et le troisième derrière le plateau, amorçage léger de nouveau .
Le début de soirée est calme mais dans la nuit j'entends plusieurs sauts et vers 23h: premier départ au pied du plateau. Après un sympathique combat sous le scion, une miroir avec de jolies écailles fini dans l'épuisette. Au deuxième passage, la canne est relancée grace au clip et je remet quelques spots de particules .
A 3h du matin, la canne placée derrière le plateau démarre doucement et au ferrage je comprend que c'est lourd. Le poisson colle le fond et se déplace lentement en se déportant vers la gauche. Après plus de 20 minutes le poisson arrive au bord et longe la cassure. Je garde la canne haute, le poisson monte une première fois en surface sans que je ne le vois et replonge, longe la bordure et mon scion se redresse subitement. Dépité, j'inspecte la ligne et je me rends compte que le fil est rapé, les dressennes ont sectionné la ligne.Je décide de ne pas relancer la ligne et repars me coucher avec un sentiment amer car ce poisson était très gros. Le reste de la nuit ne donnera rien, et je referais le montage au petit matin, les lignes sont replacés pour la quatrième et dernière nuit et comme d'habitude la journée sera calme sans le moindre signe d'activité .

Je profite du début de soirée pour ranger quelques affaires et n'ayant enmené ni radio, ni magazine, ni télé, je m'endors rapidement. Aux environs de minuit ma canne au pied du plateau démarre, c'est encore un gros poisson et je prie pour ne pas casser ni décrocher. Le combat sera en ma faveur et une grosse miroir passant la barre des 20k posera devant l'objectif .
Au petit matin les affaires sont rangés,je repars pour trois nuits sur une autre gravière , la suite dans un prochain catch report !

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