15.11.12

FRENESIE D'AUTOMNE

Par Romuald Bayon

On le sait tous, l’automne est là saison durant laquelle les poissons s’alimentent en masse avant les prémices du froid et de l’hiver. Cette session de quelques jours après une semaine surchargée de boulot, va me rappeler à quel point les carpes peuvent être goulues. C’est bien évidement au bord de l’eau que cela se passe et le repos escompté ne sera que de courte durée.
Tout commence début octobre, sur un secteur que se partagent alternativement terre et eau. Ce domaine de marais n’est praticable qu’à une période de l’année et inondé le restant de la saison. Très proche d’une grande rivière, le cheptel est magnifique, principalement composé de carpes communes d’un poids moyen, avec de ci de là quelques miroirs.
Après un repérage minutieux, je m’installe sur la bordure balayée par une légère brise de sud-ouest. Tout est très calme à mon arrivée. Je prends le temps de monter mon campement pour les trois nuits à venir. Ma stratégie est la même depuis le début d’automne, j’amorce copieusement à la bouillette sur deux spots différents. Le but est de faire rentrer ces poissons sauvages en frénésie alimentaire. Alors que la fin de soirée approche, un de mes Delkim s'emballe et j’épuise une jolie commune, allongée et taillée pour le combat. Au lever du jour je n’aurai pas mon quota de sommeil, mais en contrepartie déjà quelques poissons au sac attendant la traditionnelle photo.
Dans la journée je sens que la session prend un tournant idéal. Les conditions météo changent en ma faveur, avec un bon vent et des températures agréables pour cette fin de saison. Bref, l’ensemble des paramètres me semble petit à petit réuni pour mettre le poisson en condition de frénésie alimentaire. La suite me donnera vite raison avec une succession de touches.
Côté montage la simplicité s'impose mais en gardant toujours à l'esprit d'être cohérent et d'utiliser ce qui se fait de mieux. Tout d’abord je souhaite une harmonie avec la forme du fond et la couleur de l’eau afin que mon montage se fonde dans l’environnement. Mon choix se porte sur le tube tungstène DARK MATTER de couleur verte, d’une longueur suffisante pour bien plaquer le corps de ligne et ainsi être le plus discret possible. Celui-ci est réalisé en ADRENALINE 33/100 mm et est relié par un nœud Palomar à une agrafe Hybrid. La partie terminale est constituée d’un Kwik link raccordé par un nœud en huit à de la tresse semi stiff de 20 lbs, dénudée sur 2 cm du côté de l’hameçon. J’ai choisi un Kontinental, fort de fer et piquant, pour faire face aux rushs de ces poissons sauvages et puissants. Même en bridant fortement, le Kontinental fait le job sans broncher !
C'est finalement encore plus fatigué et courbaturé que je rejoindrai mon domicile après tous ces combats rondement menés en cette période automnale de frénésie alimentaire.

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