16.09.17

Hold Up : L'inlassable Traque

L’année 2017 a marqué de nombreux changement dans ma quête effrénée de poissons. La cinquantaine d’heure de travail n’aidant, il fallut en plus qu’un changement, provoqué par des paramètres endogènes dont je n’ai pas encore toutes les clefs, frappe radicalement le comportement des poissons. Ce bouleversement fut directement visible lors du fraie, lors duquel aucune carpe n’a daigné montrer nageoire, dans Paris intra-murros. Tandis que ces dernières batifolaient sur les périphéries Est-Ouest, mon entêtement à trouver le poisson là où ils n’étaient pas m’a couronné de nombreux capots. Capots qui auraient pu me faire redescendre sur Terre, mais un pêcheur sans poisson finit plutôt sous terre, privé d’oxygène. Comme un poisson qu’on aurait abandonné sur une pelouse aride, desséché et suffoquant, il me fallut un miracle pour de nouveau respirer.

La Seine est en étiage, la chaleur d’été à finit d’appauvrir l’eau de son précieux oxygène mais aujourd’hui il pleut averse. La pluie purifie les rues, purifies les âmes dit on même. Après une semaine éreintante, sur un coup de tête, je sors de ma tanière pour me mouiller, me jeter à l’eau, en compagnie d’Arman, ami d’enfance. Les stations Vélib’ alentours bloqués, j’avale les mètres pour arriver à bon port à quelques kilomètres. Les cannes sont lancées, et celle située dans le lit du fleuve nous gratifie d’un silure de belle taille ! Par peur d’enchainer ces grosses bêtes, le doute s’installe, je décide de changer d’herbe pour un autre poste.

Une relâche acrobatique, 50cm au dessus de l’eau pour réoxygener le poisson sans lui porter atteinte.

Le kurv shank XX n’a pas bronché, pas meme émoussé !

La route est avalée, le nouveau spot est tout trouvé. Deux cannes sont jetées en escalier sur l’extrême bordure constituée d’un fond relativement « moelleux » une autre pêche plus au large. Respectivement eschées de deux couples Wafter-maïs fermenté et d’une bouillettes allégées de liège – faux maïs, le premier départ ne se fait pas attendre. Le combat est stressant, je tiens la seule chose qui m’anime depuis ce début d’année difficile. C’est un miroir corpulente. Prise dans une autre canne, mes mouvements perdent en fluidité, c’est la décroche. Aucun mot ne sort.

Une heure passe, nouveau départ ! Le plaisir des sensations est largement retrouvé avec une très jolie commune du Fleuve : in the net. Dans la foulée, le spot est réamorcé de quelques poignées, le plomb touche le fond, la canne est clipsée au support et déjà le moulinet s’emballe !
C’est une miroir de belle taille, blanchâtre, qui semble malade et surtout très mal piquée ! La tête du poisson passe dans mon « système d’épuisage maison » mais le corps ne suit pas, les 3,5 mètres de hauteur de quais ne facilite rien. L’extrême rapidité de la touche, me laisse penser qu’il a certainement été piqué par inadvertance lors de son alimentation sur le tapis d’amorçage.
Les décrochent en Seine sont des événements extrêmement rares, mais peuvent apparemment arriver au cours d’une même pêche. A la nuit tombée, une petite torpille vient nous gratifier d’un joli combat, il est temps de rentrer !

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