03.05.16

Indomptable

J’ai la chance d’avoir un travail qui me permet de dégager du temps pour aller pêcher. En cette période, les tournages ne se multiplient pas encore et les cannes peuvent prendre leur premier bain de soleil.

J’avais 4 nuits devant moi. Toutes seront partagées avec de très bons amis sur un lac de 60 ha, le plus difficile que je connaisse. Faire un poisson en 96h serait déjà une réussite. Arrivé dimanche, je prend place sur un secteur peu profond, avec énormément de haut-fond devant moi. Je choisi ce poste pour deux raisons : Vincent viendra me rejoindre le lendemain, et il permettait d’être exploité confortablement avec 6 cannes. D’autre part, la zone peu profonde en face de nous est censée se réchauffer plus vite que le reste du plan d’eau. En début de printemps, c’est normalement une zone à pêcher.

Le vent souffle énormément et l’observation du fond avec l’aquascope est impossible. Malgré tout, la zone qui me fait face ne m’est pas totalement inconnue pour l’avoir pêchée l’année dernière pendant la fraie. Je place donc mes montages sereinement dans des profondeurs différentes, histoire d’appréhender au mieux l’activité des carpes.
Comme souvent là-bas, rien ne viendra troubler mon sommeil, pas même un blanc.

Temps capricieux une fois de plus.

Les carpes étant très craintives, l'amorçage se faisait du bord.

Vincent arrive au matin, et nous nous répartissons correctement sur un linéaire de 200 voire 300m. Les poissons sautaient beaucoup dans la zone la nuit dernière. Je n’étais pas pour autant optimiste, ici, ça ne veut strictement rien dire.
Comme il reste 3 nuits, je décide d’essayer de faire descendre le poisson sur le fond. J’amorce pour cela un peu plus copieusement sur un spot, à l’aide des bouillettes Mainline banoffee. J’ai entièrement confiance en ces appâts qui m’avaient donné entière satisfaction l’année dernière ici même. Côté matériel, c’est du solide ! Tresse Kamo en 30 lbs, Krank X, tête de ligne XT Snag Leader précédée d’un corps de ligne en Sub Braid. Il faut pouvoir contrer les carpes le plus rapidement possible, les arbres morts étant omniprésents sur toute notre bordure.

Il ne sera pas la peine d’épiloguer plus longtemps, aucun poisson ne viendra nous rendre visite sur les 3 nuits restante. Il aurait fallu se déplacer à l’extrémité du lac selon moi, là où les poissons sautaient dès la deuxième nuit pour ne plus jamais y bouger. J’étais venu avec deux amis, et ça aurait été bien trop compliqué pour cette fois. Il me suffit maintenant de me rappeler les poissons pris l’année dernière sur ce lac, pour revenir à nouveau gonflé à bloc dans quelques semaines !!!

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