20.09.14

Le pied total

par Romald Bayon

En perpétuel recherche de nouveaux lieux de pêche, j'aime avant tout partir à l'aventure et cela fait partie intégrante de ces petits plus d'excitation, de piments que j'aime par dessus tout dans notre passion. D'autant plus lorsque vous avez l'opportunité de mettre les pieds sur un lieu sauvage qui par le passé communiquait avec la Seine. Les nombreux kilomètres qui me séparent ne me freinent guère et le simple fait de pouvoir tendre les lignes à cet endroit me donnent des ailes. Dans ces situations, j'essaie toujours de prendre le maximum de renseignements afin "de ce mettre dans le bain " comme on dit. Un pti coup de fil à mes potes "Kordaboys" qui connaissent pour certain le lieu afin d'y collecter un peu d'infos concrètent que ce soit sur le cheptel, le lieu et autres. Pour ma part, j'ai quatre nuits pour essayer de comprendre un peu le lac et y déloger ses habitantes. Arrivé sur les lieux, j'ai la possibilité de placer mes lignes selon mes désires et le fait d'être le seul pêcheur en est la cause. Let's go, pour une exploration en bateau canne à la main pour tâter un peu le fond. Le simple fait de procéder ainsi avec un plomb permet de sonder efficacement la nature du sol pour y déposer les montages sur une zone propre. J'aperçois beaucoup d'herbiers dans cette eau clair, d'arbres immergés le long des berges avec comme summum, une veille péniche coulé datant de pas mal d'années. A chaque périmètre dégagé c'est un repère qui est placé, et croyez-moi les possibilités sont nombreuses. Le repérage est minutieux et prend beaucoup de temps au vu des nombreux herbiers sous l'eau et en surface qui sont présent. Une fois posé, l'amorçage peut débuter avec une approche similaire à mes pêches en rivières. Plusieurs spot sont marqués, car comme à chaque fois sur un départ il est difficile avec le "Brouhaha" de retoucher dans la foulée. J'opte pour une pêche à la Tiger en cette période estivale, au cas où les indésirables seraient de sorties et surtout parce que ces graines ont un atout incontestables auprès des poissons sauvages. Je pêche fort de fer avec les hameçons Kontinental sur lequel je viens mettre sur le cheveu une noix tigrée et une pop-up nappée de Goo grâce à l'infuza. Le tout devient un montage équilibré grâce à un petit plomb de pêche au coup que je viens fermer sur le cheveu pour une présentation optimum. Le crépuscule se fait lentement en cette première nuitée avec cette lune qui brille comme en plein jour et ce ciel dégagé qui annoncera une légère baisse des températures. Très tôt le matin, j'enregistre un départ et décolle les yeux à peine ouvert affronter le poisson en bateau. En effet, avec les herbiers en masse le poisson se "tanke" directement dans celui-ci. Le boat est alors indispensable pour venir à l'aplomb et ainsi reprendre contact. C'est d'ailleurs ce qui se passe à cette seconde même, où frein serré je combats une commune qui me donne du fil à retorde mais qui ne résistera pas face à ma tête de ligne "XT Snag leader en 50 lb" qui une fois bien rentré dans le moulinet me permettra de marquer le score en ma faveur. S'ensuit 3 autres run et à chaque fois sur une canne différente. Les déposes sont toutes prolifiques, bien choisies et le temps mi-pluvieux est en ma faveur. Le fait d'avoir opté pour une multitude de spot me laisse la possibilité de diversifier ma pêche et toucher régulièrement. Les poissons ont l'air d'être bien actif et cela se confirme sur ces dernières heures de pêche de la journée avec la prise de deux miroirs sauvages, de couleurs pâles et si atypique du lieu. Ce qui me frappe le plus sur cette eau, c'est la diversité des espèces que je peux mettre dans le fameux "triangle". Les carpes évidement avec un éventail qui va de la commune en passant par la miroir et presque cuir au passage mais aussi un amour blanc et pour finir des tanches. Ce qui est un bon indicateur sur la richesse du lieu et son état de "santé" si je puis dire ainsi. Certes les très gros poissons ne seront pas de la partie sur ces quelques jours de pêche, mais qu'importe, je bénéficie de ce dépaysement total qui me va si bien lorsque je suis au bord de l'eau et me suis promis d'y retourner je l'espère en deuxième partie de saison. D'autant plus qu'à mon retour à mon domicile la qualité des photos prisent avec mon nouveau Canon ne m'iront guère. Je ne retiendrai que de bons souvenirs, de situations de pêche à nouveau gravé dans ma mémoire suite à des combats mémorable en pleine eau sous des vestiges tels que des péniches avec en prime la prise d'une multitude d'espèces, bref, le pied total.

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