11.09.16

Le temps de la revanche

Ce titre souligne, de manière plus ou moins évidente, le début d’un séjour de pêche très délicat. Tout du moins séparé en deux parties, dont la première ne fût qu’une ébauche plus que catastrophique. Ce fût en effet le cas, lors d’un séjour avec mon pote Matthieu, courant mai 2016. Le décalage et la malchance ont été les adjectifs d’une collaboration de l’un à l’autre, laissant libre cours au climat austère et environnant.

Même avec de multiples changements de postes, nous étions dès le départ en décalage avec les carpes. Ces dernières se trouvant plus en masse à l’opposé de notre point de départ. Le rôle de « Globe Trotteur » ou le remake d’un film « cours moi après si tu peux », désignant notre acharnement à courir après les carpes, qui ne fût guère suffisant à notre récompense, à peine pour sauver une éventuelle bredouille. Même lorsque la dernière nuit, après un ultime changement, nous sommes enfin sur les poissons mais la malchance à pris le relais avec la perte de deux carpes, touchées durant celle-ci, par des casses inexpliquées.

Je suis de retour, cette fois en solo, sur cette partie d’eau à la fin juin 2016. Comme par coutume, depuis début avril et pour pas changer, à mon arrivée il pleut. Je me hâte une fois encore à m’installer dans des délais plutôt brefs vu le peu de temps pour réfléchir et l’intensité de la pluie. Heureusement la fonctionnalité et le côté compact de mon matériel, me permet d’être en place en un éclair, tel que le tempest, le Bed Chair et la bagagerie nxg (Trakker) sont autant d’atouts nécessaire pour des pêches rapides.

Une courte accalmie se dessine et je préparer mes cannes pour la mise en place. Ce séjour n’étant pas prévu à la base, et qui plus est assez court (une journée/deux nuits), je décide de n’utiliser le bateau que pour les éventuels combats, pour contrer les différents latéraux sur les bords encombrés ou encore le refuge des herbiers. C’est aussi une belle parade de limiter le bruit sur l’eau, habituel ici ! Ayant déjà péché à cette place, je sonde très rapidement pour déterminer les herbiers en place pour y pécher en proximité.

Les distances stick (cygnet), se différent de 23 à 27 longueur pour trois cannes. Sur la droite, des successions de plateaux, après de gros massifs herbeux et devant des arbres immergés ,concernera l’espace de deux cannes. Un petit couloir de gravier, situé à moins de 90 mètres, sera sollicité sur la droite pour la troisième canne. Les Impacts pêche cream. et essential IB (15mn) sont mes fidèles partenaires pour cette fois ! L’amorçage, constitué à lui seul, au spomb, et à la bouteille pure. De manière à contrer, par l’utilisation de la tresse à spod (KORDA), l’opportunisme des mouettes du site.

Miroir très massive, toute en longueur.

Ambiance mêlée de pluie et d'un soleil couchant.

Après une petite sieste, vu que je reviens du travail et bercer par l’invitation, peu surprenante de la pluie, je me prépare mon petit repas salvateur du soir. Encore un peu engourdi, je vois un stou bobine sauter violemment de la canne de droite. Je m’approche et constate que la canne commence à se courber, mais surtout qu’en fait le détecteur était éteint. Je prends contact avec un poisson lourd ! que je peine à ramener et qui décolle peu à peu de la zone dangereuse. Elle part désormais, en latéral droit, en direction des massifs herbeux. J’anticipe au plus vite et enfile le gilet de sauvetage. Je saute dans la barque pour arriver au plus vite à l’aplomb tout en gardant une bonne pression, m’efforçant tant bien que mal à extraire le poisson de deux herbiers. J’y parvins en douceur et celle-ci commence à éclabousser la surface limpide du soir. C’est une longue et massive miroir qui demandera encore quelque temps pour la soustraire à l’épuisette. Yes ! Enfin !

Je rame désormais en direction du poste et à environ une dizaine de mètres du bord, ma canne de droite se met à partir à son tour, avec le son cette fois-ci !! J’accélère l’arrivée au poste et je laisse la carpe dans l’épuisette. Je me précipite ainsi sur la canne, qui déroule à n’en plus finir ! J’exerce une pression sur une carpe qui a prit pas mal d’avance !...

Heureusement celle-ci monte peu à peu en surface et évite les massifs herbeux en profondeur. Je suis content aussi d’avoir une deuxième épuisette qui me permet non seulement d’éviter de faire l’aller-retour mais aussi d’y enter les deux miroirs dans la même.

La pesée de cette deuxième miroir annoncera 23.7 kg. S’ensuivra la petite séance photo et ensuite la seconde pesée de la première miroir. En enroulant le filet dans le sanctuary(sling), évitant ainsi la contorsion du poisson et l’accès à la casse des nageoires pectorales, je réalise que cette carpe est très longue (plus de 1m10) et plutôt lourde ! Elle effleure d’un rien les 26kg ! Avec une bouche charnue où se perd mon kranck x taille 6 avec le Wafters 15 mn !

La séance photo reste magique ! et je profite durant sa remise à l’eau de la beauté de cette merveilleuse carpe. Je vois celle-ci disparaître dans les profondeurs que j’entends un bruit sec sur ma droite. En tournant la tête, je constate que mon stou est à nouveau éjecté, le détecteur n’étant également pas en contact sur cette canne restante pêchante. Décidemment je suis troublé. Je prends contact rapidement et ma canne se courbe puissamment. Après cinq bonnes minutes de confrontation intense, je sens la ligne frotter ! et la casse à l’arrière de la tête de ligne est quasi immédiate. Mince ! la ligne à probablement touchée une « grappe » de dresennes, adossées sur les tiges d’herbiers. Probablement, encore une jolie carpe, mais c’est aussi le jeu.

Dans la nuit qui suit je toucherais trois autres carpes jusqu’à 17 kg et une petite commune de 8-9 kg à 10h du matin.
La seconde partie de la journée et la deuxième nuit seront bien plus calme avec néanmoins une miroir de 16.5 kg vers 3h du matin. Durant cette seconde nuit, les poissons se remettent même à frayer dans l’encombrement de bordure sur ma droite. Toutefois, la pêche est faite et je fût cette fois récompenser de mon retour !

On peut également souligner et se demander, qu’il n’est pas toujours nécessaire de pratiquer une semaine pour faire une belle pêche. Et qu’une pratique plus ou moins ecair, par son côté rapide et intéressant, peut rivaliser avec une longue session. Voir mieux faire si cette pêche éclair reste discrète et opportuniste, notamment dans un contexte nomade des carpes du moment en rajout de leurs habituelles pressions de pêche.

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