21.04.16

Motivation et persévérance

En cette fin de mois de mars, le temps est très instable. Les conditions climatiques peuvent changer radicalement en l'espace d'une demi-heure. Il est donc parfois difficile de trouver la motivation pour partir en session tout en sachant que l'on va revenir trempé jusqu'aux os. Mais qui ne tente rien n'a rien.
Après avoir fait une petite miroir dans un étang près de chez moi la veille, je décide en ce lundi de Pâques de faire une dernière petite session matinale avant la reprise des cours dans ce même plan d'eau. Le cheptel du plan d'eau est composé principalement de petites communes calibrées, mais j'ai entendu dire que quelques jolies miroirs y nageaient.

J'arrive à 7h15 sur les berges, juste avant le lever du soleil. N'étant pas du matin, je préfère mets du temps à mettre les lignes à l'eau.
J'opte pour un Chod-rig esché d'une petite pop up blanche boostée de 10mm décollée de 5cm sur mes 2 cannes. Une présentation type montage hélicoptère me paraît la meilleure solution pour pêcher sur un substrat très vaseux et encombré. Ayant épuisé mes dernières bouillettes la veille, je décide donc de pêcher uniquement avec des sacs solubles remplis de stick-mix en enfermant seulement le plomb dans le sac soluble. J'assure ainsi un micro amorçage à proximité de mon esche. Je lance donc mes 2 cannes non loin l'une de l'autre afin de créer une petite zone amorcée avec mes 2 sacs solubles. Je coule les lignes, ajuste la tension du fil, fixe les swingers, allume les détecteurs et enfin l'attente commence.

Cela fait déjà 1h30 que les détecteurs sont muets, sur des petites sessions comme celle-ci je ne dépasse habituellement pas les 3-4 heures de pêche. La quasi moitié de la session est alors déjà passée, l’absence d'activité et la pluie qui menace de tomber mettent la motivation et la confiance du début de session à rude épreuve.

Les appâts se gorgent progressivement pour prolonger leur attraction.

Wicked Tuna, suprême et smoke... attractivité impressionnante !

Je remonte une première canne et je constate que même en utilisant des appâts flottants, des détritus réussissent tout de même à rendre le montage inefficace.
Je relance la canne cette fois-ci en contrôlant la descente du plomb, afin qu'il ne s'enfonce pas trop dans la vase. Je place la canne sur le buzz bar et d'un seul coup le détecteur de l'autre canne s’emballe. Je prends contact avec le poisson et le ressenti est plus lourd que d'habitude. Dès la prise de contact, le poisson monte en surface et prend le large.
Après avoir combattu au ras d'une bordure encombrée en 30/100 le stress redescend quand madame reprend le large.

Après de nombreux rushs, elle s'avouera finalement vaincue et finit sa course effrénée dans mon épuisette. Après l'avoir scrutée sous tous les angles, en effet, c'est bien une des jolies miroirs de ce plan d'eau. Un pur fish, avec une robe sombre marquée par le temps typique des poissons d'ici. Sans perdre une seconde je la met au sac. Étant tout seul, il est difficile voir impossible d'immortaliser ce moment avec une belle photo. Je demande donc à une dame qui passait par là si elle peut me photographier avec mon poisson.
Elle accepte gentiment et me fait quelques clichés sous une pluie battante. Ayant atteint l'objectif de ma petite session, je décide donc de rentrer à la maison, trempé certes, mais avec de beaux souvenirs plein la tête.

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