06.06.16

Nouvel horizon, nouvelles rencontres

Je suis sur la route, et je m’apprête à découvrir un nouvel espace de jeux. Avec une nature et des carpes des plus singulières.
A plusieurs reprises, Bruno m’a vanté les mérites des carpes aussi sauvages que la nature du site. Ce qui est largement suffisant, pour me convaincre à m’y rendre à l’essai !
En effet à la fin de cet interminable et alléchant trajet, je suis sous le charme de cette surface luxuriante, ponctuée de nombreuses îles et de bois morts dans toute la physionomie des bordures du lac.
En clair et brièvement, tout ce qu’on aime !
Encore aveuglé par la beauté de l’environnement, je revoie Dédé. Une personne que je n’ai pas vu depuis des lustres et gardien de l’arène magique. Ce dernier me guide maintenant jusqu’au poste convoité. C’est un chemin de croix et chaotique, qui nous mène jusqu’ici. Mais qu’importe, une fois ce chemin de campagne accompli, la vue du panorama, et l’espace de pêche envoute largement mon esprit.

En effet, deux îles se présentent devant moi. Celle de droite, toute en longueur donne accès à un bras encombré. Celle de gauche, reste plus petite et classique. De plus, en espace central s’ouvre à moi. Celui-ci, non loin de la réserve de tranquillité, et des besoins naturels des poissons.
D’ordinaire et de préférence, j’ai pour habitude de pratiquer essentiellement du bord. Néanmoins et selon la physionomie d’obstacles nombreux ici, j’utiliserai une des barques disponibles du lieu. Afin de m’assurer du prolongement sous l’eau des arbres immergés, et de définir un emplacement des cannes plus sécuritaire.
J’utiliserai également la tresse : la Sub Braid 15 et 20 LB 5 son apparence fine, et sa résistance volontairement sous-évaluée, s’avérera être un atout décisif. J’avoue avoir été septique, dans une enceinte terriblement encombrée. Mais en plus, de sa faculté à couler, elle sera d’une grande efficacité, lors des combats dans les branches. Associée à une tête de ligne 50 LB 5 ou 60 LB 5 je n’ai loin de là été déçu.
Pour les appâts, j’ai le célèbre Banoffee, dans la gamme HIGHT IMPACT. J’ai aussi les salty squid,Au cas où les choses tourneraient cours. Ou tout simplement pour changer. Les deux couplées en 15 et 20 mètres, associées à un mélange de graines, dont le chènevis et le blé. Egalement avec le fameux response pellet The Cell, de Mainline.
Le très attractif liquid banoffee, finalisera le tout, dans un mélange très attractif, en amorçage de différents spots. J’ai pour objectifs de pratiquer plusieurs postes dans ma semaine de pêche. De ce fait, je décide de pêcher assez rapidement, pour le premier soir. C’est aussi pour cette raison, que je ne pécherai sur Amorçages en spots. Sur des zones, plus ou moins marquées dures. Ce qui pourrai indiquer, de manières potentielles, des passages habituels, nettoyé par les carpes. Des amorçages, assez marqués toutefois, sur ces spots et néanmoins itinérants.
Par ailleurs, en début de saison, comme ici en mi-avril 2016. Les amorçages de zone, dans ces périodes plutôt nomades des carpes. Dans un climat du mois d’avril irrégulier. Tout autant, que les mœurs et habitudes alimentaires des poissons. Reste peu concluantes. Encore plus, dans une superficie de berge, très découpée et variée.

Banoffee & co, un mélange redoutable !

Superbe miroir, de morphologie différente des autres.

C’est aussi le meilleur moyen de connaitre une surface d’eau, jusque-là inconnue de mes yeux.
Deux cannes sont posées sur les intérieurs d’île et deux autres, sur les pointes extérieures. Durant cette première nuit, les deux montages posés frontalement près des obstacles et intérieurement, répondent régulièrement jusqu’au matin. L’une après l’autre quelques carpes se succèdent, dont un très joli sujet de plus d’un mètre. Pour la suite et le second soir et nuit, je garde les deux montages sur l’encombrement, dans les bras formés par les îles. Quant aux deux autres, je les oriente en limite gauche, de la réserve située quasi en face de moi. En plus de ce passage évident, et sur le retour du virage gauche, de la grande île centrale. Je trouve une jolie surface de fond Galets et cailloux mêlés perdus dans un substrat Dominant d’argile et de vase. Le seul hic, c’est que ce passage prometteur, dépasse de loin les deux autres îles proches de moi.
Il faudra donc faire vite, et peu de temps après la touche éventuelle. Après quelques tours de manivelle plus tard, il faut coute que coute partir en barque récupéré le poisson, avant qu’il s’échappe en latéral.
Avec une barque, des rames, seul et sans moteur. La pratique risque fort d’être différente de la théorie. Le soir venu, tout est en place depuis deux heures, et une succession d’orage font leurs apparitions. Abrité dans mon tempest, je me demande si ma stratégie va être efficace sous un tel climat. Pas le temps de trouver la réponse, qu’une touche soudaine se produit. Evidemment, sur la canne la plus limite de réserve ! Quelques « pompages » plus tard, et je saute dans la barque pour contrer le latéral droit qui est en train de se produire. Tant bien que mal, je parviens à m’accrocher sur la pointe de l’île, proche de moi. J’essaie de la contourner, et je perds une rame. Le tout pour le tout, j’arrive presqu’à l’aplomb du poisson qui décide de repartir en pleine eau, ouf !
Mais c’est en fait pour mieux me ruser, car elle prend nettement la direction de la réserve encombrée. Je tente de la remontée en surface, et à la troisième reprise j’épuise une large carpe, à dix mètres des bois morts de réserve. Enfin !
Je pagaye désormais, le temps de récupéré ma rame perdue. Avec un vent latéral, et sous des trombes d’eaux orageuses, c’est un miracle que tout a été dans le bon sens.
Toutes les cannes, finiront par produire une carpe, ces dernières que d’ailleurs je ne remettrai pas en pêche ! >A cause de la fatigue, des conditions particulières, et étant seul face aux conditions spéciales.
Le lendemain, et après les séances photos, je décide de changer de poste. Celui de la berge opposée qui me permet d’avoir un angle favorable pour éviter les latéraux pendant les combats. Sans pour autant avoir recours au bateau à chaque combat.
Une fois accosté sur berge, et installé sur la nouvelle place on prend les mêmes et on recommence. Les cannes sont prédisposées, sur ce versant de la grande île. Une canne isolée, sera placée sur une autre île plus petite et constituant l’autre partie arrière, du poste parler précédemment.
Trois nuits auront lieu ici ! Les banoffee 15 et 20 en amorçages et coupées, avec les wafters associées, auront raison de pas mal de carpes du secteur, avec quelques beaux sujets. Je ne percherai pas les nuits complètes, pour des raisons que les mêmes évoquées avant, mais aussi par soucis d’entretien de confiance pour les carpes. Afin d’atténuer la pression de pêche et d’accentuer l’alimentation. Je ne pécherai également très peu le jour. Profitant de la nature, des personnes présentes mais aussi et un peu, des très beaux brochets du site. Avec notamment Gillian, le fils du gardien de l’arène..
Je m’apprête maintenant et à nouveau, à me « transférer » sur une autre zone. Pour les deux dernières nuits restantes !... quasiment chargé sur la barque, Florent viendra à ma rencontre. Ce dernier, faisant une pêche détente en compagnie de Romain, de deux nuits et une journée.
Sur une autre partie du lac, plus discrète mais toutefois intéressante. Après des échanges sympas, rendez est pris pour un repas convivial et de connaissance. Arrivés sur ce troisième poste, ce dernier s’avère être, le plus encombré d’arbres sous l’eau. Avec quelques renfoncements entre les branches immergées. Les carpes sont de toute évidence très présente dans ce secteur, et apparemment très actives jour et nuit. Les salty squid prennent le relais, pour ces deux dernières nuits. Avec la même façon d’amorcer, en gros spots associés aves des graines et le pellet du départ. Plus à gauche et plus éloigné, en plus de la grande île sur son dernier versant. Une autre petite île fait surface et s’offre à moi. Qui sera l’objectif de cette quatrième canne, en plus des trois autres qui pêcheront frontalement la grande île.
Mes fidèles wide gape xx et continental, en taille 4 et 6, feront le « job »montés en combi link avec la tresse kamo 30 et 65 lbs. Selon le coté dangereux de l’espace de jeu.
Cette surface s’avérera plus productive. Avec des carpes pour chaque nuit, soir et matins compris. C’est aussi là, que j’en perdrai le plus. Du fait de la surface plus dangereuse que les autres, mais aussi des doubles départs ou simultanée que je ne pus gérer dans la totalité, dans un rythme effréné et solo ! …. Mais c’est aussi ça la réalité de la pêche.
Mais le plus important, c’est la rencontre avec Romain Blot et Florent Bonnot. De nature humble et discret avec qui j’ai passé d’excellents s moments. Romain me fera d’ailleurs l’honneur de me prendre en photo. Avec un matériel de pro, et des posent avec les carpes, remis à l’ordre du jour.
Ces derniers, ne sont d’ailleurs pas en reste. Côté pêche, Florent réalise un doublé de deux spécimens, et Romain réalise pas mal de prises ! De fins pêcheurs, et d’une humanité exemplaire ! Merci les gars ! A la prochaine les amis.

Encore une splendide récompense avec un bel écaillage.

Vue paradisiaque du premier poste. On est pas bien là ?!

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