04.10.17

One night, two fish

Les températures commençant à être plus supportable, je décide d’aller pêcher une nuit au bord d’une rivière qui, à mon sens, réserve de belles surprises. Je me dirige vers un nouveau poste, repéré quelques jours plus tôt pendant une promenade. Quelques poissons blancs nagent à la surface. Un grand chêne surplombe le bord et quelques nénuphars sont présents.
Arrivée à 18h00 sur le poste, armée de mes deux cannes de 10 pieds, je prends le temps de sonder mon terrain de jeux. J’utilise pour cela un plomb marker de taille 2, mes préférés pour évaluer la nature du fond. Les premiers mètres sont très rocheux parsemés de moule, mon plomb qui accompagnerait la ligne risquerait de rester bloqué et la déposer à cet endroit réduirait mes chances d’attraper un poisson. Derrière cette barrière rocheuse, je trouve une bande de gravier. Elle est parfaite pour y déposer ma première canne !
Je sonde sous le chêne qui borde l’eau. A cette période de l’année, les fruits de cet arbre commencent à tomber, ce qui compose une source de nourriture pour les carpes. Elles en sont friandes ! Le fond est composé de végétaux provenant du chêne : feuilles mortes, brindilles, glands en décomposition etc… cependant je trouve une petite tâche de cailloux au milieu de ce fouillis à quelques centimètres des premiers nénuphars. Ce sera mon second point de pêche.

Il est 19h00, je commence à escher mes cannes. Ma tête de ligne se composera d’un leadcore Kable en 50 lb, très résistant à l’abrasion, je ne veux prendre aucun risque de perdre un poisson si celui-ci s’aventure contre ces rochers extrêmement coupants. Sur la continuité, j’utilise un plomb Square Pear de 100g qui se camouflera parfaitement au fond de l’eau.
Mes deux bas de lignes sont assez longs et constitués de tresse gainée Semi-stiff N-Trap pour toujours résister à une éventuelle coupure. Comme les carpes de rivières ont une bouche très dure, j’ai munie la finalité de mon bas de ligne d’un hameçon Wide Gape XX.
Concernant l’eschage de mes lignes, je reste dans l’extrême simplicité. L’une sera composée d’un bonhomme de neige avec une bille dense et une pop up et l’autre d’une noix tigrée et d’une pop up coupée en deux.

Une bouche charnue, typique des carpes de rivière.

Ces dames retournant dans leur milieu naturel.

Mes deux cannes placées, j’amorce l’une avec des bouillettes nappées de liquide de foie, d’un diamètre inférieure à mon esche et l’autre avec de la noix tigrée préparée quelques semaines plus tôt.
Le vent se lève, la soirée se passe sans la moindre touche. Quelques péniches passent créant des remous derrière elles, soulevant les sédiments sur leur chemin et au bord de la berge. La lune apparaît avec quelques nuages. Je prépare mon campement pour passer la nuit.
Restante sur le qui-vive, ma centrale à proximité, j’enregistre la première touche aux environs de 23h00, le moulin sifflant et déroulant à toute allure, ce poisson qui a été séduit par le couple noix tigrée/ pop up, me prend déjà une centaine de mètre, digne d’une combattante de rivière ! Je la ramène tranquillement, la fatiguant petit à petit pour ne pas qu’elle se blesse sur les rochers. Elle est mise en sac avec précaution pour la photo du lendemain. Très contente de cette prise, je remets mon esche en place et m’éloigne pour me reposer.

Ce repos fut de courte durée. A nouveau, ma seconde canne, avec le bonhomme de neige, placée sous le chêne, fait hurler ma centrale ! Encore sous l’effet de l’adrénaline de la précédente touche, je brandis ma canne et ramène ce petit bijou de rivière, qui a longé toute la berge sur quelques mètres, me mettant dans une certaine difficulté.

Au terme de cette nuit lunaire, certainement un peu magique, deux belles communes sont venues me rendre visite, me comblant de bonheur pour cette courte session.

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