06.06.16

Quand s'acharne le vent du nord

Mi-mai dans ma région est souvent synonyme de fraie. Et oui, il faut bien que nos amies s’affairent à se reproduire pour assurer de nouvelles générations qui pourront donner du plaisir à nos chers bambins. C’est aussi une période que j’attends avec beaucoup d’impatience. Je surveille donc attentivement la température de l’eau et les rassemblements coutumiers de cette période. Ils m’indiquent le moment où elles passeront à « l’acte ». Les quelques jours précédents, les carpes perdent un peu de leur méfiance légendaire et c’est vraiment un instant propice pour arriver à déloger des poissons qui ne se font jamais piéger. Elles ont besoin de faire également de bonnes réserves de graisse pour ensuite utiliser cette énergie accumulée pour leur reproduction. C’est pourquoi le weekend end qui s’annonce est celui où tous les rêves sont permis. Le temps est lourd et orageux toute la semaine. J’arrive au bord de l’eau vendredi soir prêt à en découdre. L’installation de mon armo mk 2 ce fait très rapidement car un orage arrive au galop. A peine le temps de tout installer qu’un mur d’eau s’abat alors. Au fond de moi, l’excitation est vraiment intense car tout me semble bien parti.

Heureusement sous mon armo mk 2 !

Trace d’une reproduction vigoureuse.

Mes montages seront placés près d’une roselière et une autre près de bois morts. Ces lieux me semblent être la nurserie parfaite que choisissent les poissons et j’espère vraiment trouver quelques jolies miroirs que recèle ce plan d’eau… Mais voilà ! Rien ne se passe comme prévu. Un vent du nord très intense se lève et fait chuter la température de 10 degrés très brutalement. La nuit est mouvementée, je sens pleinement la puissance du vent dans mon biwi. Le jour se lève et encore aucun poisson à l’horizon. Seul mon binôme aura la chance de profiter d’un coin a l’abri du vent qui produit tous les poissons de la nuit sur une seule canne. Mes espoirs s’amenuisent d’heure en heure. Je décide de prendre les choses en main et de partir sur un mélange attractif fait de frolic, de pellets, spicy crab et salty squid en 10mm ainsi de de salty squid en 20mm. Une partie des 20mm seront coupées à l’aide du kutter.

Je nappe ensuite l’ensemble avec du syrup halibut. Je ferais un montage très simple que m’a rappelé l’article de la page Korda de Robert Gaessler. Il explique en détail sa fabrication donc je vous laisse vous y reporter. Une bille de 20mm dense de salty squid y sera eschée. Un premier petit poisson se fait piéger très rapidement mais c’est loin d’être le genre de poisson espéré. La nuit finit par arriver et ce n’est qu’à 3h30 du matin que je ferais un poisson honorable qui porte des blessures que je soupçonne être celles de la fraie. Mon impression est alors que les petits poissons ont dû commencé à frayer et que les gros se sont fait littéralement bloquer dans leur élan à cause de l’eau qui ne cesse de se refroidir. Je plie et rentre chez moi déçu de n’avoir pas eu la chance de mon côté, mais voilà la pêche et ses incertitudes sont sûrement le meilleur leitmotiv.

Simplement évident !

Archives newsARCHIVES NEWS

ARCHIVE