03.04.12

Renaissance !

par Olivier SOULIER


Si beaucoup de pêcheurs ont trouvé l’hiver long, pour moi il a été interminable. Cloué entre la maison et l’hôpital depuis novembre dernier pour tenter par la chirurgie de régler des problèmes de dos, ces 6 derniers mois furent pour moi particulièrement éprouvants, aussi bien physiquement que moralement. Autant vous dire que j’attendais avec impatience de pouvoir passer quelques heures au bord de l’eau sous un soleil printanier !

N’étant pas encore capable d'arpenter les berges pentues et caillouteuses des lacs de barrage - pour l'instant du moins ! - je suis condamné pour quelques mois à me rabattre sur des eaux plus "soft" pour mon dos et accessibles sans effort ni intendance trop lourde. Les longs trajets en voiture me sont également interdits, alors autant dire que mon horizon halieutique se réduit considérablement...
Mon choix s’est donc porté sur un plan d’eau communal d’une vingtaine d’hectares qui ouvrait à la pêche en mars, avec pour premier objectif de respirer enfin à l’air libre, de prendre du plaisir et si possible quelques poissons. Dans un second temps pourquoi ne pas essayer d’en toucher quelques beaux, même si le cheptel n’a ici rien d’exceptionnel en termes de poids. Peu importe, il doit bien y avoir quelques pépites dans le lot !

Ma stratégie est simple: me démarquer des autres pêcheurs, que ce soit par le choix du poste ou la technique. Tout le monde recherche les faibles profondeurs les mieux exposées au soleil ? Je tenterai donc le profond. Les amorçages sont parcimonieux et principalement constitués de sticks solubles ? J'amorcerai donc un peu plus lourd et uniquement à la bouillette...
Côté montage, ce sera du "tout rigide" afin d'avoir des bas de ligne opérationnels sans artifices solubles et pouvoir lancer sereinement. La présence de poissons-chats oriente également ce choix, même s'il ne sont probablement pas encore très actifs dans une eau à 10°C. Ces nuisibles ont en effet la fâcheuse habitude de "tricoter" les bas de lignes et les cheveux souples et de les rendre les montages inopérants.
Le choix est donc fait : des D-Rig réalisées avec du fluorocarbone IQ2 de 20lbs et des hameçons Choddy de taille 4 à 8, le tout esché d'une unique bouillette dense de 14mm ou 20mm, parfaitement identique à l'amorçage.
J'opte par ailleurs pour une discrétion absolue : le nylon SUBLINE avec sa forte densité se plaquera parfaitement sur le fond, et d'autant plus facilement que je ne tend peu la ligne. J'ajoute à chaque canne un 'flying backlead' et un' backlead' juste sous le scion. Une véritable "safe zone"...
Le jour de l'ouverture je pique ainsi l'unique carpe prise sur le lac malgré le bon nombre de cannes à l'eau (plus de 30 !). Un poisson très symbolique à mes yeux.

Une semaine plus tard je suis de retour pour une nouvelle journée de pêche, et je mets en œuvre la même approche, en ajoutant cependant quelques spods de pellets et bouillettes passée au krusha. Approche gagnante puisqu'il me faudra moins d'une heure pour piquer une première belle carpe, alors que le garde (lui-même carpiste) me dit que le lac n'a produit que deux poissons depuis ma dernière session . En début d'après-midi, je touche un second poisson d'un poids supérieur qui me livre un combat d'anthologie. Je suis comblé.

Quel plaisir de retrouver ces sensations après une période d'inactivité forcée ! Cette session a pour moi la saveur d'une résurrection. "Je pêche, donc je vis !" ...



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