18.11.14

Rendez-vous en terre inconnue...

Par Joachim Le Bris

A l’heure où la meilleure saison pointe le bout de son nez, mon pote et moi avons décidé de passer cette fin d’année sur une gravière d’une trentaine d’hectares .
Le cadre est loin d’être désagréable, le cheptel semble intéressant et découvrir de nouveaux lieux fait partie de notre vision de la pêche. Après avoir récupéré des informations précieuses auprès d’un de mes amis, nous partons pour un premier 48h qui nous confortera dans notre objectif de finir l’année là-bas avec les prises de jolis poissons. C’est donc confiant que nous revenons en ce début de mois d’octobre afin de continuer à découvrir ce nouveau terrain de jeu.
Le poste pêché est très ouvert, à 180°. Ca nous permet de pêcher chacun une zone bien différente. Mon binôme opte pour une pêche de zone. Du coup, je m’oriente vers une pêche au spot afin de voir quelle stratégie sera la plus payante.
Au niveau montage, j’utilise un panel des produits qualitatifs que propose KORDA : de la N-trap semi-stiff weedy sur 2 de mes 3 cannes. Pour avoir un montage plutôt rigide qui se pose parfaitement sur le fond. Côté hameçon, étant dans une part d’inconnue, je fais confiance à mes Kontinental qui ne m’ont jamais fait défaut. J’esche un petit bonhomme de neige et amorce à la bouillette pure.
Pour ma 3ème canne, un bas de ligne en tresse dark matter 30lbs, monté sur un kurv shank en kd-rig avec une petite pop’up banoffee équilibrée à l’aide d’un plomb de pêche au coup.
Pour cette canne, elle reçoit en amorçage des bouillettes de différents diamètres et quelques particules. Pour être sûr de pêcher à 100%, la SUPER WRAP est de rigueur. En effet, ce lac est infecté d’indésirables à pinces encore très actifs.
Niveau dépose des lignes, je ne recherche pas les différences de substrat. Je me « focalise » sur les profondeurs. 1ère canne sur une bordure boisée, 2ème canne dans 4m d’eau et la dernière canne dans 3m sur une pente douce qui remonte.

La première soirée se passe autour d’un bon barbecue. Malgré les jours qui raccourcissent, ça fait du bien de décompresser entre amis après une semaine de boulot. Pendant la soirée, on entend les poissons se manifestaient, ce qui présage d’une bonne nuit.
Au petit matin, l’automne est bien là. La brume recouvre le lac et l’humidité est bien présente. 3 poissons sont venus nous rendre visite. Ils attendent patiemment la séance photo. Les combats sont intenses, les poissons vendent cher leurs peaux ; il faut être patient et appliqué. En effet, les poissons viennent se câler dans la cassure bien prononcée, située devant nous et il est très compliqué de les faire monter. Etre impatient et tirer sur les poissons les abîmerait et engendrerait des décroches.
Après les photos, les lignes marquées précisement à l’aide du marker elastic regagnent leurs spots plein d’espoir pour la journée. Cette étendue d’eau n’a pas l’air simple. La précision peut-être gage de réussite. Il est 18h et rien a bougé.... les lignes sont repositionnées et réamorcées pour cette dernière nuit.

Quelques photos du magnifique couché de soleil occupent le début de soirée. Nous échangeons sur nos ressentis. Ce qu’on souhaite tenter les prochaines fois, ce qu’on attend de cette dernière nuit...
Une dernière nuit où les delkims viendront nous extirper de nos bons gros duvets. Communes longues et miroirs dodues se passeront le relai.
Nous terminons notre session avec 7 départs pour 5 arrivées sous un déluge. Nous notons également que les départs et les manifestations des poissons se situent toujours dans la même tranche horaire. C’est à prendre en compte pour les prochaines sessions. Nous commençons à avoir quelques indices sur le lac et les habitudes des habitants. Seules les sessions futures nous permettront d’avancer et pour le moment la grosse part d’inconnue qui existe, nous fait rêver et partir vers nos pensées les plus folles.

A suivre....

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