05.05.16

Ressourcé

Profiter de la quiétude au bord de l’eau est un véritable objectif pour moi. Je ne conçois pas une partie de pêche où règne la promiscuité avec d’autres pêcheurs ou autres désagréments sonores dûs aux chers humains que nous sommes. Je suis comme on pourrait le dire un peu sauvage !

C’est donc pour moi vital de trouver un endroit apaisant avant de commencer à chercher les poissons. Cela est très compliqué par les temps qui courent mais heureusement pour moi il en existe encore. J’ai donc devant moi environ 2,5 hectares comme seule compagnie. Je n’ai encore jamais eu le privilège de tremper mes lignes ici alors je pars à la découverte de la topographie des lieux. Le sondage me donne déjà de très bons spots en espérant que des carpes vivent en ces lieux car le propriétaire n’en est même pas sûr… Bref, peu importe, je placerais une 1ère ligne près d’un haut fond en pleine eau. Le vent de sud-ouest brasse fortement la berge opposée au poste où je me suis installé. J’y placerais donc ma deuxième ligne. Les pièges sont en place et l’attente peut commencer. Ce qui est formidable quand on pêche pour la 1ère fois une eau, c’est que tous les rêves sont permis…

Un peu de compagnie malgré tout.

Peau de dinosaure !

Voilà quelques heures que je suis en place et pas le moindre signe de vie. Faut dire qu’avec ce vent, c’est très compliqué pour l’observation. Comme très souvent, la nuit arrivant, tout finit par se calmer. C’est à cet instant que dame nature décide de me gâter une première fois. Non pas avec un poisson mais avec une ambiance toute particulière, limite orageuse avec une lumière vraiment magnifique. Il ne m’en fallait pas plus pour faire fumer mon nikkon.

La nuit s’est déroulée paisiblement et c’est au petit matin que j’ai pu admirer un deuxième cadeau de dame nature. Un poisson vraiment superbe à l’écaillage particulier et un dos bien sombre. Je suis littéralement subjugué et ravi de vivre cet instant présent. Elle aura succombé à un mélange de tutti fruiti en 15 mm et diamond white en 20mm coupée à l’aide du kutter. Des particules et du syrup pineapple pour une attractivité maximale.

L’ombre au tableau est que lors de ma 1ère prise ma deuxième canne s’est emballée et je n’ai pas eu le temps de m’en occuper rapidement, ce qui se solde par la perte du poisson. La journée se passe et le vent se met de nouveau à forcir et rien ne viendra perturber cette journée. Je suis déjà satisfait d’avoir pu toucher cette merveille et m’endors en pensant que la pêche est finie car le vent a tourné plein nord en faisant littéralement chuter les températures. Malgré tout, je serais de nouveau réveillé par un joli poisson frôlant les 15kg. Je replie mon matériel en partant avec des images plein la tête et vraiment ressourcé grâce à ses quelques heures où j’ai pu me retrouver et admirer ce que la nature fait de plus beau à mes yeux !

Saveur fruitée et colorée au menu.

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