05.08.16

Retour en "Seine"

Après les pluies diluviennes qui se sont abattues en île de France, le temps était venu pour moi de retrouver la seine parisienne. Presque impêchable pendant un certain temps, le fleuve a vu son niveau baisser et les zones que je j’exploitais sont de nouveau accessibles aujourd’hui.

J’a décidé de ne pêcher exclusivement une zone calme, sans courant la journée et de ne consacrer qu’une approche dans le lit du fleuve la nuit, les divers bateaux mouches plus longs les uns que les autres se faisant plus rares une fois le soleil disparu.
Après quelques heures de pêche juste derrière un herbier, je mettrai deux jolis poissons dans mes filets. Quel pied de retrouver ces sensations indescriptibles, celles ou chaque touche provoque un mélange de joie et d’appréhension.

Les plombs Grippa sont indispensable pour tenir le fond correctement avec la navigation.

Le soir venu, direction le lit du fleuve pour exploiter au mieux le calme nocturne. Après une heure de pêche et un combat titanesque, un gros moustachu transperce les reflets des lampadaires au loin. Les quelques mètres me séparant de la surface depuis le quai se feront au moyen d’une échelle de fortune. Cependant, la prudence règne, je n’ai pas voulu m’aventurer à extirper un tel poisson de plus de 30 kilos par une simple échelle. Une pince aura eu raison du lien me séparant à mon combattant piégé par la version XX des wide gape, et il faut bien cela en pêche urbaine, du solide.

Au petit matin, une jolie torpille me fera bondir de mon duvet trempé par la pluie, commune qui porte les stigmates de la jungle urbaine dans laquelle elle nage.

Ces poissons de toute beauté m’ont donné une joie non commensurable et l’envie d’en découdre à nouveau avec ce fleuve magique n’en ressort que décuplée.
Jérôme

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