21.03.13

Rig Reaction

A l’aurore d’une nouvelle saison, le soleil se fait bien désirer, les eaux hivernales et
les pluies mêlées de neige et de grêles ne facilitent en aucun cas le réchauffement.
Nos lacs et étangs semblent endormis, et pêcheurs et poissons engourdis attendent avec impatience la douceur des rayons de soleil du printemps.
Cette période est souvent très délicate à appréhender en raison des variations météorologiques fréquentes et du manque de stabilité des températures.
Afin de tirer son épingle du jeu, il faut profiter des périodes de douceur que nous apporte ce début d’année pour apercevoir un soupçon d’activité et par conséquent le choix du poste devient déterminant car la donne peut changer d’une journée à l’autre.
Depuis de nombreuses années, j’affectionne ces pêches d’hiver où l’on doit affiner notre sens de l’observation. Ces moments m’ont appris beaucoup sur notre passion et peuvent réserver parfois quelques belles surprises.
A cette période, la mobilité est primordiale et chaque détail est important. Il ne faut rien laisser au hasard et même si ce n’est pas toujours évident, il faut mettre toutes les chances de son côté.
Un poisson dans ces conditions difficiles est toujours une récompense qui se mérite.
Les étangs gèlent le soir, et dans la matinée, ils s’ouvrent à nouveau.
Le choix du poste se fera donc près d’une zone de confort où les poissons se reposent, ce qui augmentera les chances de voir un cyprinidé sur le tapis.
L’amorçage lui aussi doit être précis afin de sectoriser et d’attirer les poissons sur nos montages.
Sur ces pêches de début de saison, j’ai observé de nombreux phénomènes et le montage est souvent la clef de voûte de notre réussite dans la mesure où
Les poissons en eau froide se révèlent souvent tatillons et peu enclin à s’alimenter.
Le manque de chaleur fait qu’elles se déplacent très lentement et parfois un seul bip peut correspondre à une touche. Il faudra saisir la canne et prendre contact avec le « fish » rapidement sous peine de le perdre.
La réaction mécanique des montages doit elle aussi être très immédiate afin de piquer très rapidement le poisson pour éviter au maximum les décroches.
Il existe de nombreux matériaux pour affronter chaque situation de pêche, pour ce mois de mars, j’ai choisi de m’attarder sur la N-trap Semi- Stiff.
On me pose souvent la question du  «pourquoi cette nouvelle tresse? à quoi va-t-elle servir? Il y a déjà une N-Trap pour faire des combi-link.».
La semi-stiff qui est apparue l’an dernier nous ouvre de nouveaux horizons et nous permet de rejoindre la rigidité de l’IQ ou du Mouthrap sans avoir de nœud de raccordement pour réaliser le bas de ligne.
Sa mise en œuvre est réellement simplifiée.
Pour ce «Rig» de début de saison, je vais opter pour l’utilisation de Kurv Shank en 6 ou 8 afin d’accentuer la réaction mécanique du bas de ligne. On placera une gaine thermo toujours pour gagner en agressivité et pour favoriser le pivotement de l’hameçon.
Une fois cette opération réalisée, je termine mon montage en plaçant un « sinkers » large juste quelques centimètres avant le Kurv afin que la tresse se plaque correctement sur le fond. « Safe zone à l’esprit… »
En amont du sinkers, je dénuderai la N-trap sur un demi-centimètre pour obtenir une articulation suffisante. Pour finir, je passe le bas de ligne entièrement à la vapeur pour obtenir une rigidité correcte un peu comme pour le Mouthrap.
Ce montage très rigide possède une articulation très souple en terminaison et va permettre une réaction très vive à la moindre sollicitation de l’esche et un ancrage solide de l’hameçon en bouche. Agressivité garantie.
Cette façon de pêcher est très importante et demande parfois des ajustements pour obtenir la présentation parfaite.
La pointe doit se poser délicatement sur le fond, prête à piquer…
Je vais escher mes cannes de petits appâts. Dans ces eaux froides, les poissons saisissent plus facilement des petites bouchées.
Après 10 minutes de pêche, je vois mon «stow» vibrer trahissant la présence de quelques poissons et très je vois arriver une brème à l’épuisette.
J’enchaîne 5 brèmes d’affilées mais loin de me décourager j’insiste et continue avec les mêmes appâts.
D’un coup le silence, plus un bip, les «stows» sont immobiles.
Mon regard se fixe sur l’extrémité de mes cannes pour observer le moindre mouvement.
Le stow de droite claque contre le Delkim, et là pas de doute, une jolie récompense vient finir dans l’épuisette.
Mes petits « snowman » vont s’avérer redoutables dans cette après-midi bien pluvieuse.
Ces ajustements pour réaliser des présentations affinées sont souvent nécessaires pour tirer son épingle du jeu.
Certes, elles ne vont pas révolutionner votre pêche mais elles peuvent vous apporter un poisson de plus.
N’hésitez pas à prendre du temps pour réaliser vos montages. C’est déterminant.

Archives newsARCHIVES NEWS

ARCHIVE