22.08.14

sous pression...

par Pierre Meyer


Profitant pleinement de ma période de congé de plusieurs semaines, j’ai eu l’opportunité de me rendre au bord de l’eau sur une de mes sablières favorites en cette fin de semaine. Depuis quelques semaines, voir quelques mois déjà, la pêche est très délicate sur le plan d’eau. Il est difficile de savoir réellement pourquoi, en effet plusieurs contraintes sont à prendre en compte en ce moment. Dans un premier temps, les chaleurs écrasantes ne facilitent bien évidemment pas la pêche. En journée les poissons ne se déplacent que très peu, et ne pensent pas à se nourrir. En plus de ça, une éclosion massive de vers de vase semble avoir pris monopole sur les poissons, inutile de dire à quel point il est difficile de détourner les poissons qui sont focalisés sur la nourriture naturelle quand celle-ci est omniprésente. On ajoute encore à sa une pression de pêche accrue et on obtient un cocktail détonnant en terme de difficulté de pêche !
Mon approche s’adapte et tend évidemment à sortir, autant que possible, mon épingle du jeu comme on dit dans le jargon. J’ai décidé de délaisser complètement les bouillettes au profit des particules et petites présentations subtiles. J’amorce avec un mélange de graines et je propose une petite graine équilibrée avec des imitations de vers de vase et asticots pour me rapprocher au maximum de la nourriture naturelle. J’ai également décidé d’amorcer très large pour ne pas inciter les soupçons chez les poissons qui ont l’habitude de voir des amorçages disposés très précisément. Par peur de saturer le coup trop rapidement, j’ai décidé de pratiquer une pêche de rappel, avec peu d’appâts. Les premières 48 heures ont été assez compliquées, j’ai malheureusement perdu un très gros poisson juste devant l’épuisette… C’est aussi ça la pêche, on ne gagne pas à tous les coups. Deux autres petits poissons viendront tout de même me rendre visite un peu plus tard dans la nuit. L’approche en journée est très compliquée et je pense sincèrement qu’il n’y a pas grand chose à faire. Dans ces conditions, rien de tel que de remonter les lignes et réamorcer les coups pour préparer la deuxième nuit. Je décide de disposer quelques particules supplémentaires sur mon coup durant les heures creuses de la journée, sans ligne à l’eau. La deuxième nuit sera similaire à la première, j’enregistrerais trois touches pour des poissons de taille modeste à l’arrivée. C’est souvent dans la difficulté qu’on se rend compte que chaque détail à son importance !

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