02.08.15

Souvenir glacial

C’est en plein mois de Mars que j’arrive à me dégager un bon 48h pour tenter d’entamer ma saison printanière. Comme un peu tout le monde, le mois de mars annonce généralement la remontée des degrés et un début d’activité des poissons. Malheureusement il n’y a plus de saison et toutes les analyses et légendes fumeuses se contredisent chaque année les unes après les autres. C’est donc dans un climat sibérien que je m’apprête à passer 48h au bord d’un joli lac. Je n’ai pas encore pu me rééquiper correctement suite au vol de tout mon matériel. La logistique ne sera donc pas mon point fort pour ce week-end ou les températures ne dépasseront jamais les 3 degrés en journées pour descendre a moins 8 en pleine nuit !!! Pas de réchaud, un duvet estival, j’allais souffrir sévèrement tout au long du week-end. Malgré tout j’ai une solide expérience de la pêche hivernale et j’ai quelques atouts à faire valoir côté pêche. Un poisson quelque soit sa taille suffirait pour me réchauffer. D’un premier regard sur mon poste je décèle de suite quelques buissons surplombant l’eau ou je pense pouvoir trouver un ou deux poissons calés. J’aurais besoin de plusieurs minutes pour sonder proprement le pied de ces branches se trouvant a 110/120 mètres de la berges. Après avoir délimité le pied de la cassure je clip ma première canne et la lance !! La ligne est clippée au millimètre et je tombe pil-poil au pied du buisson. L’eau est a 5 degrés et je décide de ne pas amorcer du tout. J’opte pour une simple équilibrée baignant dans du booster Hybrid depuis quelques jours.
Mes deux autres lignes n’auront d’autres choix que de pêcher en pleine eau. Sur ces deux la j’opte pour la même approche. De simples solidz PVA remplis de micros pellets accompagné d’une micro pop-up feront l’affaire. Avec une eau si froide les poissons ne doivent pas vraiment bouger. Au bout de deux heures de pêche j’enregistre un départ sous le buisson. Je combat d’officie un joli poisson et réussit a capturer une super commune d’une petite quinzaine de kilos. Je suis aux anges, et ce coup d’adrénaline a fait remonté la température de mon corps brutalement. Le reste de la session sera très dur physiquement. Je décrocherais un poisson la seconde nuit. Mal équipé cela me rappel qu’il est important de ne pas souffrir du froid en hiver pour pêcher correctement. Une leçon que je retiendrais dans le futur.

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