20.01.15

Stalking hivernal

La météo des dernières semaines et notamment les crues ont rendu la pêche difficile en rivière. Cela fait maintenant 3 semaines que cet épisode pluvieux est passé mais la rivière reste néanmoins troublée par l’eau lâchée au barrage en prévision de nouvelles pluies. Je décide malgré tout de tenter ma chance à roder.

Pain acheté, voiture garée, waders enfilé, canne montée, me voilà enfin au bord de l’eau. Comme je le craignais, l’eau est très trouble et la visibilité quasi nulle ! Le soleil est bien présent et me laisse penser au meilleur.

Le courant assez fort, je décide d’utiliser un Square Pear in-line de 112grs, ce qui me permettra de tenir sur le fond et d’assurer un bon autoferrage. Dans ces conditions, il est essentiel d’optimiser cet autoferrage car je ne verrais pas les poissons se saisir du montage comme c’est le cas habituellement. Pour le bas de ligne, je fais plus court qu’en temps normal, entre 15 et 20 centimètres maximum. Il est probable que les poissons soient callés au fond près des bordures. La visibilité étant mauvaise, j’espère qu’avec ce petit bas de ligne, l’esche sera présentée juste devant leur nez !

Après plus d’une heure à arpenter la rivière, le résultat est nul. Pas un seul poisson aperçu, pas une seule manifestation, pas une touche. Je décide alors de descendre la rivière sur plusieurs centaines de mètres. Celle-ci est plus large, le courant à l’air moins puissant et les bordures plus encombrées. La crue a laissé pas mal de séquelles. Les fonds ont changé, des débris sont perchés un peu partout dans les arbres, des roseaux sont empilés contre les troncs sur des hauteurs impressionnantes. On se demande comment les poissons peuvent tenir lorsque la crue est si violente…

Pour le montage, pas de changement, pas besoin de jouer sur la discrétion. Mon 112 grammes fera l’affaire, même si le courant se fait moins sentir sur ces spots. Je pêche alors en extrême bordure sous les branches. Après plusieurs spots sans la moindre touche, j’arrive sur une bordure hyper encombrée, il y est difficile de poser correctement le montage. Je finis tant bien que mal par le poser proprement, l’attente commence. Heureusement, elle sera courte ! Le scion de ma KOZ me retransmet une petite tape, puis départ ! Le frein serré, je bride le poisson et lui sort la tête de l’eau en quelques secondes. Je n’ai pas trop de marge de manœuvres avec mon épuisette mais le poisson y rentre finalement.

C’est une petite commune, toute dorée, typique de rivière qui vient me gratifier de sa présence le temps d’une courte séance photo. Je repose bien vite la canne, mais il semble que cette commune était seule.

Le reste de la sortie est sensiblement identique à ma première heure de pêche. Enchainement des spots sans la moindre touche… Les poissons sont bien cachés, va falloir maintenant le chercher, les trouver et le piquer !

Au plaisir au bord de l’eau

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