26.07.15

Tempête sur les plaines

Accompagné de Romain pour cette session, notre dévolu se jette sur une large rivière sauvage formée de grands espaces au fond plutôt vaseux, avec des abords plus caillouteux que j'ai pour habitude de pêcher depuis quelques années maintenant. Un havre de paix que je souhaitais faire partager à mon ami Romain tellement le décor vaut le détour. Sur l'eau, on remarque immédiatement des bancs de nénuphars et des bois morts le long de la rive, bref tout pour offrir aux carpes des refuges. Les berges n'étant pas accessible à pied je pêche depuis une petite langue de terre qui me donnera juste de quoi y installer mes cannes dans l'eau. Celui-ci est doté d'une nature préservé même si de plus en plus de pêcheurs aiment y tremper leurs lignes. Ce qui me vaudra la surprise à mon arrivé de constater qu'un pêcheur venaient de me couper l'herbe sous le pied en pêchant sur un spot que j'avais pris soin de pré amorcer. Le coup que j'entretiens se trouve à une bonne distance devant moi et c'est donc de mon embarcation que j'effectue mes déposes.

Cependant pour retenir des poissons sauvages qui parcourent plusieurs kilomètres par jour et à qui le milieu procure tout ce dont ils ont besoin, n'est pas chose facile. Je mise sur de bonnes quantités de maïs pour inciter les carpes à rester dans les parages. L'emploi de ces graines étant bien sur une formalité pour plusieurs raisons. Tout d'abord sur des eaux sous pression, celles-ci sont immédiatement reconnues par beaucoup de poissons et cela permet aussi à moindre coût de couvrir en termes de quantité une large zone. La nature du fond sur cette partie est constituée uniquement d'une bonne épaisseur de vase, ce qui m'incite à utiliser des graines comme le maïs à la fois légère, de couleur vive qui viendra se poser délicatement sur le fond afin de rester le plus longtemps visible pour les carpes. Ce qui est excitant dans ces eaux, c'est que l'on ne sait jamais à quoi s'attendre même si je sais que par le passé de belles surprises m'ont été offert par cette rivière, mais quand sera t'il pour ce tournage !!!!

Comme je l'ai évoqué plus haut cela commence mal avec la présence évidente d'un autre compère qui je l'espère aura bien profité de mes séances de pré-amorçage. A cela vient se greffer un vent à sortir la planche à voile plutôt qu'aller tendre mes montages à des distances pour le moins importante. Mais rien ne m'arrête pour cette pêche, tellement mon envie d'en découdre avec une des habitantes est forte. Du bord, je pêche à trois cannes dont deux en 10' "pieds" disposées chacune sur un spot différent. Je pêche avec un montage simple composé d'un appât de 20 mm percé de part et d'autre par un morceau de liège et d'un faux grain de maïs qui permettra de bien décoller la présentation. En rivière mieux vaut être monté costaud pour éviter de casser, c'est pour cela que mes moulinets sont garnis de Tresse APEX qui à l'avantage de couper tous les herbiers qui se trouvent entre mon poste et le spot. Pour finir, une tête de ligne en XT SNAG Leader afin d'éviter de perdre tout poisson. D'autant plus, qu'autour de moi branches et nénuphars sont présents en abondances. Même si je sais que la mobilité paye souvent, dans ce cas de figure et avec très peu d'endroits pour me poser, il me faut, impérativement, faire venir le poisson durant ce 48h.

Dans la journée, le vent ne faiblira pas, ce qui ne me permettra pas de voir une quelconque activité. Je compte beaucoup sur le coup du soir pour faire ma première touche mais il n'en sera rien. Beaucoup de questions restent en suspend, je suis perplexe, mais je reste déterminer malgré l'idée de changer complètement mon approche. Le vent de face, le peu d'activité de mes Delkims et le fait de savoir que mon spot a peut être été squatté par un autre pêcheur m'incite à prendre une décision radicale. Je décide alors de ne plus sortir en bateau malgré le fait de porter un gilet de sauvetage cela devient dangereux alors tout se fera du bord avec une pêche à 20 m devant moi sur un fond plus dur. Il faut être fou après tout ce temps passé à amorcer au préalable et finir par ne plus pêcher sur son spot de prédilection. Mais cela se révèlera être la clé de ma réussite avec des communes de petit gabarit certes mais qui me livreront à leurs tours de superbes combats et feront plier mes petites cannes à leur maximum. A chaque touche, mon montage fonctionne à merveille avec un combat du bord et dans les vagues qui me vaudra de me faire surprendre et prendre un peu l'eau dans les cuissardes tellement les vagues sont hautes, ça souffle !!!. Il est évident que le résultat final est un peu décevant malgré 7 touches, pour la plupart de petites communes calibrées, comparé à ce que j'ai pu vivre par le passé sur ce spot. Mais ma satisfaction personnelle pour le coup aura été de faire face aux éléments. Le vent qui aura soufflé très fort rendant la pêche un peu plus complexe après m'être interrogé et remis en question si vite, face à cette immensité qui me comblera de bonheur et m'aura permis de faire face aux fameuses tempêtes sur les plaines.

Archives newsARCHIVES NEWS

ARCHIVE