22.05.14

Trop pêcher c'est parfois un pêché !!!!

par Stéphane Lemée

Quand tous les voyants sont au vert, météo, température de l'eau et activités aériennes de nos amies carpes, on aurait tendance à vendre « la peau de l'ours  avant de l'avoir tué » !

Pour la première session de mon « Carpes Tour 2014 », la destination était une terre connue ou plutôt une eau connue dans mon cher sud ouest.
Arrivé à la tombée de la nuit suite à un soucis mécanique, l'option « pêche » fut vite transformée en mode observation faute de temps pour l'installation e mode pêche.
Les secteurs comme d'habitude étaient surpêchés et les autres zones fourmillaient de pêcheurs de sandre, Bref : « Demain on y verra plus clair ! »
Mon premier choix fut une zone où le poisson était super actif et où l'accessibilité au lac du chemin s'avérait compliquée, synonyme de quiétude...
Partout sur la zone choisie, les poissons se jetaient hors de l'eau dans un balai incessant de bigs splashes !!!!

Installation terminée, un café et déjà j'élaborais mon organisation pour peser et photographier mes captures du lendemain, tout juste si je ne commençais pas à m'échauffer l'épaule !!!!
« Oui mais voilà » ! Dès la deuxième canne tendue au lever du jour, les sauts commencèrent à s'estomper puis la surface devint lisse !
72 heures de pêche et le compteur était toujours bloqué, rien à mettre sur le tapis de réception! Elles avaient, soit changé de comportement soit quitté les lieux en sentant ma présence.
Adepte de course à pieds, ce « temps libre » m'a permis d'une part de m'entraîner et en même temps de parcourir 15 km chaque après midi autour de ce barrage pour observer. Et comme je le pensais, tous les compteurs étaient globalement bloqués sur le chiffre 0 ! Par contre, sur les zones encore désertées par les pêcheurs, une concentration de poissons « bronzait » ou « sautait » en toute quiétude.
Par ce constat et après un passage, sans résultat, d'une nuit sur un poste de nuit pour voir si elles s'alimentaient mieux sous le clair de lune. Je fis un détour au Vito pour m'alléger en appâts et matériels afin de passer en modes discrétion et mobilité.

Mon option fut de faire l'inverse de ce que j'avais fait, en me postant sur une zone sans activité mais à 200 mètres d'une zone de hautes voltiges halieutiques et de ne pas pêcher les trois dernières journées.
Course à pieds et repérage furent au menu de chacune de mes journées puis le soir venue passage en mode « pêche ».
haque matin, du bord, un sceau à la main de 15 kg de mélange de bouillettes et de graines diverses, je partais sur la zone d'activité et à la fronde j'effectuais un amorçage léger à la même profondeur sur 200 mètres de berges. Une nouvelle expédition du même genre mais sur l'autre berge en début d'après midi, puis attente et observations!
Et comme je l'avais deviné, les sauts s'estompèrent dans la zone d'activité amorcée puis certains poissons se manifestèrent à proximité de la zone que je souhaitais exploiter. Encore quelques heures et je tendais pour la première nuit mes cannes avec un mini appât très peu allégé, à peine équilibré afin d'éviter toute suspicion des poissons méfiants, plus quelques graines et bouillettes de 15 mm autour et des montages discrets. Pour cela, un combilink associant IQ 2 et Armakord 30lbs, un Wade gape X taille 8 pour les spots « caillouteux » et un Kontinental 6 pour les spots « vaseux ».

Dès la pose de mes cannes à la nuit tombée, en bateau et à la rame, un delkim s'énervait déjà, me permettant de débloquer mon compteur avec une petite commune d'environ 10 kg. Afin de ne pas faire de bruit, cette canne ne retourna pas dans l'eau. Au matin un deuxième départ amena un poisson identique sur la zone voisine du premier poisson.
Le deuxième jour sur ce poste fut calqué sur le premier et la nuit fut riche de 4 poissons, un poisson par canne ! « What else ! ».
La dernière nuit, une splendide miroir de 16,500 kg est venue me rendre visite au lever du jour pour conclure cette première session Pascale !

Sur le retour un idée m'est venue : et si je testais cette méthode sur un autre grand lac où deux amis, Eric et Olivier (cf le précédent « catch report » publié sur le site) pêchaient depuis quelques jours. Entre temps, une excellente nouvelle pour l'un d'entre eux était arrivée, comme « une cerise sur la gâteau » de leur session bien fructueuse. Il fallait donc l'arroser au champagne ! Petit crochet à la maison et plus particulièrement dans ma cave, une bonne bouteille de vin à bulles de Reims et deux litres de bières « homemade », une petite négociation avec ma chère et tendre, et hop le vito avait remis son museau en direction d'un lac de Lémovicie pour une mini session de 36 heures.
Après avoir fêté dignement cet événement, j'optais pour sur une zone très rarement pêchée car ayant peu d’attraits pour y placer 4 cannes, L'installation de nuit et sous un déluge fut mémorablement « wet » !
Même approche que sur l'autre barrage et à trois heures du matin, bien trempé, je mettais sur le tapis une splendide miroir de 17,600 kg prise dans 70 cm d'eau avec 10 bouillettes de 15 mm amorcées autour de mon combilink, associé à un kontinental et un mini snowman tecnispice, le tout à 50 mètres des deux kilogrammes de bouillettes semés dans un champs de souches  et que je n'avais pas souhaité pêcher afin de ne pas mettre trop de fils sur ma petite zone de pêche, mais aussi et surtout pour ne pas éveiller le doute des grande carpe qui fréquentent ce petit coin!

Au final, une session où 7 poissons, de 10 kg à 17,600 kg se sont faits prendre, et je pense, grâce aux actions de pêche très courtes et aux approches discrètes au bord et efficaces dans l'eau grâce au matériel Korda, ce qui me fait dire que trop pêcher est parfois un pêché quand le poisson devient très méfiant!

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