25.10.13

Une darse capricieuse

Par Antoine Marchant

Pour la fin de mes vacances, je décidai de partir cinq nuits sur une darse qui communiquait autrefois avec la Seine. Arrivé sur place, je m'installe au fond d'une baie. Le bateau gonflé, il est temps de partir à la recherche de spots. L'eau très claire me permet de voir par plus de trois mètres de fond et le choix des spots est difficile, tant ils sont nombreux, quatre spots me semblant "hot".
Je pose alors deux cannes sur ma bordure de gauche, l'une placée sous des branches et la deuxième sous un chêne. Quant à mes deux autres, elles seront placés sur ma bordure de droite : l'une sur une tache de graviers au pied d'un rocher et la deuxième entre deux arbres immergés.

Le lieu est extrêmement riche en nourriture naturelle et les poissons longent généralement les bordures. Côté montage, j'ai opté pour du très solide: une tête de ligne en 70 centièmes, un bon mètre de leadcore kable gravel, un clip plomb hybrid avec un plomb grippa entre 140 et 250 grammes et des bas de lignes réalisés avec la tresse gainé n-trap soft gravel ou armakord 50 lbs terminés par un hameçon kontinantal ou wide gape X, en taille 6 ou 8 .

J'amorce légèrement mes spots avec un mélange de chènevis, de tigers concassées, de pellets et de quelques billes passées au krusha ou coupées en deux à l'aide du kutter .

Une fois le reste du campement installé et le repas pris, je pars observer un spot le long de ma bordure de droite. A ma grande surprise, il y a déjà cinq poissons sur le spot et ceux-ci s'alimentent. De retour sur mon spot, quinze minutes plus tard, mon Delkim sonne. La canne est éjectée et je la rattrape vite fait avant qu'elle ne tombe à l'eau. Le poisson donne de gros coups de tête et j'épuise une belle miroir. La session commence bien !

Le reste de la journée est calme: pas un saut ni une fouille. La nuit également, dans ce lieu paisible, seuls les cris des chouettes hulottes viennent rythmer la nuit.

Au petit matin, la météo n'annonce rien de bon pour ce premier jour d'automne et les suivants. Grand soleil et des températures entre 23 et 27 degrés accompagnées d'un vent du Nord-est. La seconde journée sera de nouveau calme. Lors de ma ballade en bateau, je n'observe aucun poisson. Les pièges re-tendus, il me faudra attendre que la nuit tombe pour obtenir un départ. Après avoir sorti la carpe des obstacles, celle-ci me baladera un long moment en bateau à travers les herbiers, avant de glisser dans l'épuisette. C'est à nouveau une belle miroir, qui finira la nuit dans l'Armo retention sling avant de faire une photo au petit matin. Ce sera la seule touche de la nuit.

Le temps est chaud avec un grand soleil. Je trouve deux poissons sur ma bordure de droite. Ils sont inactifs et stationnent dans des branchages toute la journée. Il me faudra attendre le milieu de nuit pour obtenir une touche sur ce spot. Après un très long combat, une belle commune finira dans l'épuisette et c'est très content que je re-pars poser le montage. Quelques sauts très lourds se font entendre, malheureusement, hors de ma zone.

En cours de matinée, je pars observer mes spots: l'amorçage n'a pas bougé. Je relève la canne pêchant sous le chêne et décide de la placer en pleine eau, sur une tache de gravier, au milieu des herbiers. Je l'esche d'un petit pop maize ib korda et j'amorce quelques poignées de chènevis.
Le soleil pousse quelques poissons à venir à l'ombre, sur ma bordure de droite, mais ils ne s'alimentent pas et la nuit reste sans touche.
Pour le dernier jour le temps est légèrement moins chaud et assez nuageux. Je relève les lignes pour la journée et j'observe sur ma bordure de droite une grosse commune qui à rejoint les poissons déjà présents depuis deux jours. Quelques gouttes tombent en milieu d'après midi, il est temps de redéposer les lignes. J'amorce uniquement avec un stick de pellets et une poignée de tigers concassées autour de chaque montage.
En début de nuit, le vent se lève et quelques éclairs apparaissent au loin. J'espère un dernier poisson pour la dernière nuit et pourquoi pas la grosse commune. Malheureusement, à mon réveil, les stows n'ont pas bougé. Je décide de remballer et c'est ainsi que la session se termine. La météo m'a encore joué des tours mais je reviendrai.

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