20.02.15

Une dernière pour la route

Ma dernière session de l’année 2014 aura été riche d’enseignements. J’aborde ce court week-end avec une multitude d’éléments en tête, ayant à cœur de mettre à profit cet ultime rendez vous avec les berges. Décembre va être difficile pour moi d’un point de vue de l’emploi du temps, et j’espère finir sur une bonne note.
Rejoindre ses amis à la pêche donne toujours le moral et la météo douce et clémente rend les choses assez faciles. L’étendue d’eau face à moi regorge d’options et le peu de temps à ma disposition me pousse à me focaliser sur les spots marqués les plus « parlants ». C’est une tactique discutable, direz-vous à juste titre, puisque qu’elle tente de mettre à profit les zones les plus communément pêchées, et donc sujettes à une méfiance particulière de la part des poissons tant recherchés.

Cependant, je dois mettre balance le temps que j’ai devant moi, et trouver rapidement une zone à exploiter. Je suis aussi désireux de ne pas multiplier les lancers de flotteur sondeur afin de ne pas déranger les poissons patrouillant le secteur. Je décide de me laisser tenter par un arbre mort entrant largement dans l’eau. Je ne suis pas spécialement fan de la pêche d’obstacle pure et dure, mais je décide de placer une ligne à quelques mètres pour limiter les risques de tankage. La tresse est proscrite sur ce plan d’eau et encore une fois, pêcher au ras des secteurs très encombrés n’est pas mon approche favorite. Cependant, quelques manifestations de poissons me poussent à persévérer sur le secteur.
J’opte pour un montage coulissant, réalisé au moyen d’un Run Rig Rubber permettant d’équiper la ligne d’un plomb à émerillon, afin d’absorber la potentielle fine couche de « chod » présente sur le fond en cette fin d’automne. J’opte pour un bas de ligne en fluorocarbone pour plus de discrétion, avec un wafter équilibré et boosté à l’activateur Hybrid, esché sur un hameçon Krank. Un stick soluble complète le piège, avec le double avantage de bien plaquer le montage sur le fond à la descente, et bien sur d’agrémenter la présentation d’une petite tâche attractive. L’amorçage est parcimonieux pour ne pas retarder une éventuelle touche.

Un montage coulissant à proximité d’obstacles ? Cela peut en effet être surprenant de prime abord, mais dans mon cas, la coulisse n’opère que sur quelques dizaines de centimètres, puisque le frein de mon moulinet est réglé pour agir comme une butée afin d’accentuer le piquage. Mon biwy au cul des cannes, j’attends la touche avec optimisme, même si je dois bien l’avouer, j’estime tout jouer sur un poisson.
La pénombre est installée depuis quelques heures maintenant, tant les soirées sont courtes à cette époque et je partage un verre avec les copains lorsque quelques bips nous tirent de nos discussions. Le contact est pris, et après quelques tours de moulinet pour écarter définitivement tout risque lié à aux obstacles. Le combat est sympathique, typique d’un poisson qui joue sur son poids. Au final, c’est une superbe commune qui rejoint le tapis de réception. Je suis vraiment content car rien n’était gagné d’avance et mon contrat est rempli. Un poisson proche de mon humble PB qui clôture une saison de la plus belle des manières. Puisse-t-elle augurer d’une année fructueuse et pleine de bons moments entre amis.

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