05.04.16

Une journée de pêche

Nous voici au bord d’un joli plan d’eau d’environ 2 hectares avec mon acolyte prénommé Shane. Il le connait déjà bien, c’est donc tout naturellement que je me laisse guider par ses précieux conseils. Il m’explique qu’il voit habituellement les carpes dans les bois morts et dans un angle de l’étang à l’abri des vents froids ou beaucoup de nourriture naturelle semble y être présente. Nous avons déjà eu l’occasion de venir tremper les lignes pendant l’hiver sans avoir eu la moindre preuve de vie de nos copines de jeu potentielles, si ce n’est une jolie commune posée sur le fond en hibernation… Nous sommes, cette fois-ci, au mois de mars et espérons que la 3ème sera la bonne ! Nous arrivons au lever du jour et comme à notre habitude nous nous installons au mieux pour que les deux hots spots puissent être pêchés. Shane choisira une arrivée d’eau et une partie des bois morts. De mon poste, une île m’empêche d’exploiter les bois morts, alors je décide de pêcher le fameux angle et la pleine eau où nous avions vu la commune. Les cannes sont à peine posées que déjà j’ai le sentiment de passer à côté de ma pêche. Je décide donc de faire le tour le l’étang avec mes polarisantes. Je monte sur une cabane pour étudier les zones où sont posés mes montages.

Joli terrain de jeux.

L’observation, la clef de la réussite !

Après une heure d’observation, le constat est qu’il n’y a pas du tout d’activité dans cette partie de l’étang. Mon intuition me dirige vers un bois mort inexploité par nous deux. Quelle ne fût pas ma surprise, en voyant des carpes en train de vivre paisiblement dans un arbre immergé ! Pendant ce temps mon ami eût le plaisir de remonter une jolie miroir. Il ne m’en fallait pas plus pour décider de remonter mes lignes et de venir stalker là où sont les carpes. Avec l’excitation du moment, j’en oublie de vérifier si mon approche au niveau technique est la bonne. Grossière erreur !

A cause de ça, je vais perdre un joli poisson. J’avais une tête de ligne en fluorocarbone de 2 mètres de long. Le temps de brider le poisson, il s’était réfugié si profondément dans les branches, que s’en suivit inévitablement une casse au dessus de la tête de ligne ! Bref, je décide de reprendre les choses en main. Je monte donc une tête de ligne de 6 mètres de snag leader sur lequel je coulisse un mètre de gaine tubing dark matter. Un clip plomb et un combi link avec un wide gape x taille 8 esché d’une pop up salty squid gooée et stoppée d’un faux asticot blanc. Pour amorçage, j’utilise du salty chili fish, du maïs doux, des asticots et du chènevis, le tout nappé généreusement de goo spicy squid. Il est 16h, mon ami a refait une commune de 13kg entre temps et il ne me reste plus beaucoup de temps de pêche. Quelle joie de voir le bout de sa canne se cintrer et d’entendre son frein chanter. Je finis enfin par piéger une jolie miroir ! Le temps de la séance photo est arrivé. Nos prises de la journée passent devant l’objectif et sont remises dans leur élément. En faisant le bilan de cette journée, je me suis de nouveau rendu compte que ce n’est pas en mettant simplement les lignes à l’eau avec un bon montage et des appâts de qualité que l’on prend forcément du poisson. Il faut pêcher……..

Simplicité = efficacité.

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