02.10.13

Une journée inoubliable !!!

Par Romuald BAYON avec la participation de son fils Téo.

Après quelques semaines passées en vacances avec la famille sur le bord de mer, il me tardait de retrouver les sensations fortes qui nous font tant vibrer dans notre passion. Pour cela, rien de tel qu'une journée de pêche sur une petite rivière de mon enfance pour repartir plein pot sur cette deuxième partie de saison. Le simple fait de retourner tendre les lignes à cet endroit me remplit de souvenirs, d'émotions, car c'est ici que tout a commencé pour moi. D'autant plus que pour donner du sens à tout cela, j'avais prévu d'y amener mon fils Téo et ainsi lui faire partager, ce que des années auparavant, j'ai pu ressentir à son âge. La journée de pêche étant planifiée sur le mois de septembre, il ne nous restait plus qu'à préparer notre amorçage qui se déroulera en trois étapes. Sachant que cette partie de rivière est peu, voir jamais pêchée à ma connaissance, il nous faut conditionner les poissons à venir s'alimenter sur le coup. La première étape consiste à amorcer en début de semaine une zone très large en amont et en aval du poste pour intéresser tous poissons présent dans les nombreux méandres du cours d'eau. La seconde, quand à elle, a pour but de déposer une bonne quantité d'appât mais sur un périmètre plus restreint et surtout beaucoup plus proche du spot. La dernière étape réalisée la veille de cette fameuse journée est de déposer nos offrandes pile poil où le montage sera proposé.

Nous sommes à la veille de ce jour et les préparatifs continuent, avec cette fois-ci le matériel qui sera très light en raison de la marche qui nous sépare de la voiture au poste. Seulement deux cannes, une épuisette, un tapis de réception et un sac fourre tout nous seront utile. En terme de montage, nous pêchons costaud sur la partie corps de ligne avec en guise d'anti-emmêleur un bon mètre de Dark Matter pour protéger des éventuels frottements contre les obstacles. Une agrafe Lead Clip classique qui s'accorde à un émerillon de taille 8 avec un manchon à peine rentré au cas où le poisson venait à se tanker dans les branches et ainsi perdre le plomb plutôt que la carpe. Pour la suite, un Kwik Link Small sur lequel je viennent s’attacher 20 bons centimètres de N Trap Soft en 30 lb et un hameçon pour les pêches fortes, le Kontinental en taille 6. Comme je l'ai évoqué plus haut, le but est de pêcher fort tout en gardant des matériaux qui assurent la discrétion du montage, si importante à mon sens, peu importe où l'on pêche. A quelques heures de tendre les lignes, je ressens une certaine appréhension chez Téo avec des questions d'enfants sur cette journée qui arrive à grand pas. Appréhension dans les deux sens d'ailleurs, car lorsque l'on a la chance de pouvoir partager un moment comme celui-ci avec son fils, on donne le meilleur de soi, quoi qu'il en soit. C'est main dans la main et dans l'obscurité que nous partons enfin sur le chemin du poste situé en contre bas du village aidé d'une petite lumière pour assurer une descente sans encombre. Sur le trajet, j'explique à mon garçon comment va se dérouler la journée avec les premières recommandations comme le simple fait d'être très discret, à l'écoute et d'observer dans le silence tous signes qui nous ferai imaginer que les carpes sont bien active sur le coup. A l'écart, nous montons les deux cannes, alors que l'aube pointe à peine le bout de son nez. Les montages déposés précisément sur l'amorçage, et garnis d'un soluble de trois bouillettes réalisés avec le Kwik-Melt, ne demandent qu'à être saisis. Positionnés au "cul des cannes" comme on dit car la pêche se fait frein serré dans un espace de confort et de sécurité pour le poisson mais non loin des refuges de prédilections de Dame carpe que sont les branches bien évidement. La première demi-heure est calme, quand soudain un bip retentit puis le scion de la canne qui frétille sérieusement, c'est bon, c'est parti. Le combat est hard, mais j'arrive à contrer la carpe avant qu'elle ne rejoigne les branches. Une fois en pleine eau je laisse le soin à mon fils de finir la lutte, qui avec un grand sourire aux lèvres m'amènera tout en douceur le poisson à l'épuisette. Et de une ! Pas une minute à perdre, la carpe est entre bonne main avec Téo qui ne cesse de l'arroser, le temps que je relance. En effet après un tel chahut il vaut mieux retendre dans la foulée et ensuite réaliser les clichés avec un poisson apaisé. A peine l'occasion de poser avec la carpe que la même canne s'emballe à nouveau, c'est fou. Le déroulement est idem que précédemment avec deux poissons au tapis à cet instant. La suite est sans appel avec une succession de touche qui nous ravit, avec parfois malheureusement, quelques casses sur des poissons plutôt de types communes tellement vivaces qu'il est très difficile de réaliser un sans faute.

La fin de journée approche, je lis sur le visage de mon fils tellement de bonheur, de plaisir, que dans mon for intérieur je suis ému et fier d'avoir pu partager avec lui, cette journée inoubliable.

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