03.06.15

Week-end de l'Ascension poissonneux

Avec l’arrivée des beaux jours, l’envie d’être au bord de l’eau se fait de plus en plus grande et ce weekend prolongé de l’Ascension est l’occasion parfaite pour Matthieu et moi d’assouvir notre passion. Après un rapide repérage des lieux en début de semaine, nous comprenons que la pêche ne va pas être simple car les poissons semblent se préparer à frayer et les herbiers sont déjà très présents sur une grande partie du plan d’eau.
A notre arrivée en milieu de matinée, le soleil est de la partie et les températures sont clémentes (eh oui, cela arrive même dans le Nord.. !) et nous pouvons effectivement observer quelques carpes frayer sur la berge la plus encombrée et la plus exposée au soleil. Nous choisissons donc de nous déplacer de l’autre côté du plan d’eau pour respecter la tranquillité de ces dames.
L’installation se fait rapidement et, connaissant un peu les lieux, je privilégie une pêche de bordure voire d’extrême bordure à proximité des obstacles là où les herbiers sont moins présents. Les moulinets sont garnis de tresse APEX pour pouvoir couper les herbiers et d’une tête de ligne en XT Snag Leader de fort diamètre pour sa résistance à l’abrasion muni d’un bon mètre de dark matter tubing pour assurer le plaquage de la ligne. Pour le bas de ligne, j’opte pour des combi link en blowback rig sur des kurv en taille 4 pour présenter de gros bonhommes de neige afin d’éviter au maximum les blancs qui sont très présents à cette période de l’année.

Coté plombée, j’utilise pour la première fois le système COG.
Matthieu quant à lui déposera deux lignes dans des trouées en pleine eau au milieu des herbiers sur des fonds relativement durs mais recouverts d’une fine couche d’herbe et, c’est naturellement qu’il se tourne vers les chod rig pour présenter ses esches dans de bonnes conditions. Sa troisième canne rejoindra également la bordure à proximité d’un arbre immergé qui m’a déjà valu quelques jolies prises lors de précédentes sessions.
Concernant l’amorçage, nous n’utiliserons que des bouillettes en différents diamètres (toujours dans l’optique d’éviter au maximum les blancs) que nous disperserons en petite quantité en effectuant des rappels plus ou moins réguliers en fonction de l’activité observée.

A 14h, nous sommes en action de pêche, toutes les cannes ont été déposées avec précision à l’aide du bateau pneumatique et nous nous accordons une pause sandwich bien méritée. Le ciel se couvre, des gros nuages arrivent et amènent avec eux une pluie battante ce qui n’est pas pour nous déplaire car nous espérons que cela fera bouger le poisson. A 15h30, un bip, puis deux puis le delkim s’emballe sur une de mes cannes en extrême bordure et après un combat bien sympathique en zodiac au milieu des herbiers, une jolie commune vient rejoindre le triangle magique. Il s’agit d’un mâle plein de laitance qui, après quelques clichés, ira rapidement rejoindre son élément.

Vers 17h, alors que Matthieu profite d’une accalmie pour aller titiller le brochet, sa canne de bordure s’emballe à son tour. Les herbiers étant moins présents sur ce spot je commence à combattre le poisson du bord et après un sprint digne d’Usain Bolt, Matthieu arrive à temps pour épuiser une petite commune aux couleurs magnifiques. A peine le poisson relâché que le doux son du delkim se fait à nouveau entendre sur une de mes cannes de bordure, Matthieu prend contact pendant que je prépare le pneumatique pour partir au combat au beau milieu d’une véritable forêt aquatique. Après un combat acharné (et bien humide), Matt’ glisse encore une commune toute en longueur et aux mensurations plus généreuses que les précédentes dans le filet.

La fin de journée et le début de soirée nous apporterons encore leur lot de départs sur les cannes de bordures. Il s’agit à 90 % de mâles, certains sont encore pleins de laitance et d’autres présentent déjà quelques balafres dues à la fraie ; le korda carp care kit permettra de soigner efficacement ces quelques blessures.
Le lendemain, le vent du nord nous apportera un temps plus frais et sec, les poissons semblent avoir déserté les bordures si productives la veille. Qu’importe, les pièges déposés en pleine eau prennent le relais et nous épuiserons nos premières miroirs de la session dont une petite pépite toute en longueur à l’écaillage et aux couleurs sublimes avec des nageoires démesurées dignes d’un poisson de rivière ainsi qu’une autre miroir bien massive de 15,5 kg qui sera le plus gros poisson de cette session.

Les dernières 24 heures seront plus calmes, seule une petite commune bien combattive se laissera séduire en début de nuit à proximité des obstacles ce qui nous permettra de nous reposer un peu après ses 48 heures de folie.

Au total, nous totaliserons 18 départs pour quinze poissons au sec et trois décroches ; on ne peut pas gagner à tous les coups mais les Kurv ont fait le job comme à leur habitude et le système COG est définitivement adopté. Nous profitons de nos derniers instants au bord de l’eau pour boire un café sous un généreux soleil avant de remballer. Le partage aura été le maitre mot de cette belle session, nous nous sommes partagés les départs tour à tour quand les poissons se nourrissaient soit en bordure soit en pleine eau sans aucune notion de compétition mais juste avec l’envie de profiter de ces bons moments entre amis avant de repartir pour une semaine de boulot avec les batteries chargées à bloc et des souvenirs pleins la tête.

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